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Présentation

  • : Maurice MONTET
  • : Site officiel du peintre Maurice MONTET. Pour découvrir ou redécouvrir l'oeuvre de ce peintre français (1905-1997) originaire du Rhône, s'inscrivant dans la lignée du courant impressionniste.
  • Contact

Quelques mots...

 

Maurice Montet, présent sur le net depuis le 21 août 2006, aurait-il un jour imaginé se retrouver, lui et son oeuvre sur le net ? Depuis sa création l'association Maurice Montet s'emploie à faire recenser, connaître et valoriser l'oeuvre considérable de l'artiste. A ce jour plus de 5 700 oeuvres picturales sont recensées ! Et le travail de recherche se poursuit ! 

 

L'exposition Maurice Montet organisée du 23 septembre au 23 octobre 2017 à Riorges aura permis d'exposer près de 150 tableaux en attirant plus de 2400 visiteurs.

 

Profitez de l'exposition thématique consacrée à Maurice Montet et Paris à travers 39 oeuvres inédites à découvrir. Ne ratez pas la rubrique "témoignages"  qui compte 17 contributions pour découvrir plus finement qui était "le maître de Thizy" (expression d'Armand LANOUX). Et si vous voulez apporter votre témoignage... n'hésitez pas et faites nous le savoir en insérant un commentaire sur le site.  Vous serez ensuite pris en charge.

 

Si vous possédez des oeuvres non répertoriées de Maurice Montet, faites vous connaître en contactant l'association afin qu'elles puissent être recensées. 

 

La structure du site étant interactive, livrez-nous votre ressenti en cliquant dans "ajouter un commentaire" (voir en bas de chaque article) !

Merci d'avance de votre précieuse collaboration !

 

A bientôt... et bonne visite ! :)

 

Bien cordialement,

 

Stéphane MONTET

 

IMG 5540 

Bon à savoir !

NOUVEAU !!! NOUVEAU !!! NOUVEAU !!! NOUVEAU !!!

 

 

EXPOSITION TEMPORAIRE :

Depuis le 8 janvier 2022, après les autoportraits de Maurice Montet, le cirque, la Nature, le voyage, la fête, les cafés, les portraits et la nuit, "le coup de crayon de Maurice Montet" et "le cirque en fête", nous avons le plaisir de vous présenter une nouvelle exposition temporaire sur le thème de Maurice Montet et Paris, à travers 39 oeuvres. Régalez vous !

 

TELEPHONE MOBILE :

Votre blog en version mobile ! Vous pouvez consulter votre blog depuis votre mobile ! Votre blog est optimisé et compatible avec tous les téléphones du marché. Vous pouvez consulter votre blog directement à l'adresse suivante :

http://mauricemontet.over-blog.com/m/

 

VIDEO :

Je vous recommande les deux vidéos de Maurice Gay & d'Ilone qui ont brillamment couvert la superbe exposition de Riorges en 2017 - nous les en remercions chaleureusement :

- vidéo n° 1 

- vidéo n° 2

 

3 septembre 2022 6 03 /09 /septembre /2022 17:53

A LA DECOUVERTE  DE  MAURICE MONTET SA VIE ET SON PARCOURS ARTISTIQUE - 1ère partie

 

Par Jean-Marie Montet, archiviste de l'association

 

                                                                   Cette étude sur Maurice MONTET a pour but d’instruire les jeunes générations  de notre Association afin qu’elles sachent en parler plus tard, ainsi qu’à toutes les personnes  qui portent un intérêt particulier sur lui. Au risque parfois  d’ entrer dans l’intimité familiale, il me semble nécessaire de le situer dans  son contexte  familial , et dans sa prime jeunesse qui  m’apparaît déterminante de son mode de vie , et influente dans sa vocation artistique.

                                                                   Maurice est né à ROANNE  « quartier des Baraques » devenu le Faubourg  MULSANT  le 26 Mars 1905 et fut baptisé le 2 Avril 1905 à l’église  Ste ANNE  rue MULSANT , le jour de l’inauguration de la cloche principale. Maurice dira plus tard «  on a baptisé deux cloches ce jour- là ».

                                                                   Fils de Anna  Charlotte BARRAS  et de François Elie MONTET ,ses parents étaient  de condition modeste mais  d’une certaine fierté. Sa mère jeune fille, était employée de Mairie à VILLERS , chargée des écritures, plus tard à ROANNE mariée et perdant son poste initial, trouvera un emploi de tordeuse/noueuse dans l’industrie textile. Elle était très bonne cuisinière.

                                                                   Son père, habile serrurier et ferronnier, bon dessinateur , aura plusieurs  employeurs  avant de tenir un commerce de cycles à RIORGES  dans les années 1907/1908, et  de ses occupations annexes, passionné de théâtre, très bon comédien amateur sollicité par des professionnels, animera la section théâtrale de la Paroisse Ste ANNE  à ROANNE. Est-ce peut-être  là  l’origine héréditaire  qui  influencera artistiquement   Maurice, mais le doute de son père à vivre d’une telle  vocation, dissuadera  son fils   Maurice à  tenter l’aventure en peinture.

                                                                   Ses parents vinrent s’installer à THIZY en 1908. Son père sera employé comme mécanicien  aux Ets DUPUIS- MERLE , sa mère comme tordeuse et  bénéficieront d’un appartement sur place. Sa mère y rencontrera pour le même travail  Madame DEPAY , la mère de sa  future belle-fille. La mère de Maurice, Anna , est  très fusionnelle  à François Elie son mari ,comme une sainte dévotion,  débordante d’attention et  l’embrassant  trop souvent au gout de Maurice un tantinet  jaloux et frustré du manque d’affection avec sa mère, qui  ne supportait guère les comportements bruyants des enfants, ni  qu’on lui tienne tête. Dès quelques mois après la naissance de Maurice, il fut placé avec son frère  Edgard en nourrice chez les DEMICHEL à VILLERS, de 1905 à 1911. Les DEMICHEL étaient de braves gens, qui exploitaient une modeste ferme, équipée  également d’un métier à tisser la soie. Les parents  d’Edgard et  Maurice ne venaient que trop rarement voir leurs enfants, et les visites  étaient  de courte durée. De  leur visite tant espérée, Maurice se trouvait souvent déçu par le manque d’affection de ses  parents à son égard  et souffrait de cette frustration , son frère semblait y être moins sensible, se considérant comme mal-aimé voire comme le souffre-douleur de sa mère , parce que plus vulnérable peut-être, malgré l’amour qu’il lui portait. Mais est-ce que son imagination  ne prenait-elle pas l’ascendant  sur le réel ? Maurice avait 11 mois d’écart avec son frère Edgard. Plus tard Maurice dira «  mes parents n’auraient pas pu m’appeler Désiré » et son frère le surnommait «  l’avorton ». Sa mère avait-elle mal vécu ces deux grossesses rapprochées, et inconsciemment  ne reportait-elle pas sur Maurice, cette conséquence.

    .                              Les ressentiments exacerbés de Maurice,  par son hypersensibilité  ne laissaient-ils pas filtrer dans l’hérédité paternelle, les  symptômes  d’ un  tempérament d’écorché vif,  en pleine incubation d’une influence artistique, maladie incurable selon lui, qui  l’amènera  au dessin et à la peinture, moyen d’expression par excellence pour définir son mal -être .

                                                                   Maurice et son frère Edgard vouvoyaient les DEMICHEL et en gardèrent l’habitude chez leurs propres parents qui appréciaient ce genre de distinction. Edgard ne semblait pas préoccupé par cette pratique, mais Maurice , cela le rendait distant de ses parents. Seule leur sœur Camille tutoiera son père et sa mère.

                                                                   Edgard et Maurice quittèrent les parents nourriciers, à 7 et 6 ans. Maurice sera scolarisé à l’école ST Joseph à THIZY chez les Frères en 1911. Il n’aime pas trop l’école , n’est pas motivé. Il y rencontrera son meilleur copain, René MERLIN  qui deviendra plus tard son beau-frère. Ils disputeront la dernière place. MERLIN était souvent  dissipé , pendant que Maurice dessinait. Naissance de la  sœur cadette de Maurice ,Camille, en 1913 qui sera mise aussi en nourrice chez les BADOLLE membres de la famille.

                                                                   Maurice fut réprimandé pendant un cours de dessin à l’école , il faisait le portrait de son  maître, qui lui confisqua son dessin,  le trouvant assez ressemblant, lui fit signer, et l’envoya à son frère qui était sur le front à la guerre. Maurice avait entre 9 et 12 ans.

                                                                   L’épreuve du certificat  d’études  approchait, les Frères renonçaient  à le présenter  estimant qu’il n’avait pas le niveau, il décida d’aller à l’école Publique pour tenter de le passer, ce qu’il fit avec  réussite et avec mention  assez-bien le 26/06/1918.

                                                                   A 14 ans, Maurice part travailler à RIORGES dans une usine de machines textiles. Il  logeait chez des amis de ses parents. Il y travailla que quelques mois, les ouvriers faisaient grève pour les heures supplémentaires non payées, et  à la reprise  du travail, s’est trouvé sur la touche. Il retourna à THIZY. De Novembre 1920 au 20/5/1921, il ira à l’Ecole Pratique de Commerce de l’industrie à  ROANNE pour apprendre son métier de serrurier/ferronnier( comme son père) en stages de cours professionnels obligatoires. Il s’y fera  remarquer par son assiduité , son travail et sa bonne conduite. Jusqu’en 1923, il fera  plusieurs places en ateliers d’usines  entre THIZY et  ROANNE, avec en salaire, l’angoisse du lendemain, période très troublée par les grèves qui se succédaient à cette époque.

                                                                   Ses parents étaient devenus plus proches de lui, et notamment son père ,suivait ses faits et gestes, sur ce qu’il convient d’appeler , son  apprentissage. Mais guérir  de son enfance, est parfois difficile. Ses conflits infantiles subsistaient, se sentant un peu exclu dans sa propre famille où se portait l’intérêt  plutôt sur les autres, et  marqua  son envie peut-être  de dire son  ressentiment.

                                                                   La frustration affective avec sa mère, au regard de l’attention qu’elle porte à ses frères et sœurs, l’éloigne, et dans sa solitude l’invite au détachement, au départ, au voyage, une forme de fuite, envers et contre tous.

 

                                                                   En 1923, il émigre à ROSENDAEL ( banlieue DUNKERQUOISE ), peut-être pour fuir  et  laisser derrière lui ses infortunes  familiales, professionnelles, amoureuses, le refus de ses Parents à lui offrir l’école des Beaux Arts , son Père prétendait que l’on ne pouvait pas vivre de la peinture, que cela  était un art et pas un métier. A ROSENDAEL , il fut embauché aux Ets LEFORT & Cie, traitant essentiellement  du matériel  maritime. Chaines, hélices de bateaux, ancres, produits réclamant une bonne technique dans  sa  spécialité.  Il a 17 ans, et regrette déjà  cet exil. Il est nostalgique de THIZY, de ses parents, ne mange pas à sa faim, il est  très mal logé à DUNKERQUE chez le père LAFOSSE, dans une chambre miteuse dont les vitres de la fenêtre sont remplacées par des cartons.

                                                                   Ce traitement punitif, lui donne de la maturité, , toujours pénétré d’une certaine rancœur,  il  tente d’ échapper au  quotidien en se promenant sur les quais du port, passe devant les Messageries Maritimes qui deviendront sa planche de salut, pour enfin tirer un trait sur son passé d’adolescent, semblant  résolument être ignoré des siens, mais avec la volonté de s’affirmer, et de vouloir grandir.

                                                                   Maurice s’engage dans la Marine marchande en Novembre 1923 sur un cargo mixte « l’Andromède »  en tant que mécanicien graisseur, à destination de l’OCEANIE . Il était tiraillé entre deux sentiments , partir  pour oublier et  l’angoisse  de l’engagement vers une destinée inconnue.  Il dira même «  si j’avais été retenu, je ne serais pas parti ».

                                                                   Ce périple l’emmènera aux petites ANTILLES  par GIBRALTAR , la GUADELOUPE , la MARTINIQUE, PANAMA, la NOUVELLE-ZELANDE,  TAHITI,  NOUVELLE - CALEDONIE, et l’ AUSTRALIE, retour par TAHITI,  PANAMA et MARSEILLE. Ce voyage dura cinq mois, émaillé de nombreux souvenirs anecdotiques ( en CALEDONIE, ce canaque en pleine forêt, le visage peint, ancien combattant de la guerre 14/18, qui lui demande du tabac français, qui le conduit dans sa case et lui sort une carte de visite de sa  marraine de guerre en  France habitant à AMPLEPUIS ,  une dame GOUGEAT . Le traditionnel et chaleureux accueil des marins  à TAHITI , ou il était de  bon goût d’honorer leur accueil , en partageant la couche des filles aux couronnes de fleurs ou coquillages.

                                                                   Il laisse l’ANDROMEDE à MARSEILLE,  avec la hâte de retrouver ses Parents, il est de retour sur THIZY  le 13/4/1924.Il a 19 ans.

                                                                   Il reprendra les pinceaux , mais restera peu de temps à terre, fera  un bref passage aux  Ets BILLET à BOURG DE THIZY entre Avril et Juin 1924 en tant que serrurier/ferronnier, il y fera la connaissance de Henri  DUMAS le futur beau -père d’Eliane , sa fille ainée.

                                                                   A son retour d’OCEANIE, sa mère maladroitement et de façon hâtive lui demande «  quand repars-tu ? Est-ce que sa mère pensait« combien de temps restes- tu » ? Mais dans la tête de Maurice, lui revenait en mémoire cette carence affective avec sa mère, et à nouveau déçu, il s’engage ce coup-ci dans la Marine de guerre «  La ROYALE » en Juin 1924 sur le sous-marin «  REGNAULT », à TOULON .

                                                                   Il restera  sous-marinier dans «  LA ROYALE »  jusqu’en 1927. Au cours d’un exercice de plongée rapide, le sous-marin restera piqué par 60 mètres de fond pendant une heure durant, dans la baie de PORQUEROLLES. Respirant l’odeur des acides de batteries. Il sera hospitalisé à l’hôpital ST ANNE à TOULON des suites d’une grosse intoxication et d’ une crise de rhumatismes infectieux.IL finira son engagement , et retournera à THIZY à sa démobilisation le 29 juin 1927. Se mariera avec Marguerite DEPAY le 10 Mars 1928. Marguerite et Maurice viendront habiter  une maison au quartier CHABOUD  de THIZY tout proche du lieu de travail de Maurice employé  aux Etablissements BERTHAUD – PERRIN , ou il travaillera de 1928 à 1945. Naissance  d’Eliane  l’ainée des enfants en 1929, puis Jeanine en  1931, René en 1934,( l’année du décès d’Anna la mère de Maurice, le 10/1/1934), Alain naîtra en 1936, Jean en 1940, Marie Thérèse en 1942 (décèdera 17 jours après sa naissance) , décès du père de Maurice le 1/5/1944,et naissance d’Anne-Marie en 1946.

 Maurice sera employé au Centre de Formation Professionnelle de «  La Vallée » à AMPLEPUIS en tant que Professeur Technique adjoint d’ajustage du 1/5/1945 au 31/10/1946. Début ou courant 1947  dans l’attente d’une Association avec Robert PERCHE ,création d’un atelier de Mécanique générale, ajustage, et ferronnerie d’Art, quartier «  DEAUVILLIERS » à THIZY( au-dessus de l’établi un écriteau «  Bien faire son travail, c’est contenter les autres et se contenter soi-même » Maurice fera aussi des boutons décoratifs en cuivre , pour Monsieur BUFFIN  du RONZY, représentant à son compte et détenant une collection de boutons  des plus conséquente sur le marché mondial .  R. PERCHE et M. MONTET décideront d’arrêter leur affaire en 1950, par manque de résultats.

                                                                   A petit salaire, l’obligation impérieuse de trouver des subsides  pour faire bouillir la marmite ,et s’approvisionner en fourniture, et c’est  là que commence la galère du jeune couple en même temps que l’itinéraire artistique de Maurice, auquel contribuera largement Marguerite son épouse. Par nécessité, pendant cette période difficile des restrictions d’avant et d’après guerre, Marguerite ,avec quelques tableaux  sous le bras, ira sonner aux portes pour tenter de vendre une œuvre . Mais aussi par ses privations, son soutien,  sa patience, son abnégation à cette vie dite d’artiste, dont l’humeur très nerveuse de Maurice qui fait front à son rêve  le plus fou, peindre, en faire vivre sa famille, c’est- à- dire , croire à son art, et pouvoir le perpétuer.

  A quatre ans , son premier cadeau de NOËL, un crayon bleu d’un côté, rouge de l’autre. Si nous trouvons des dessins de MONTET  dès les âges de 9 , 13 , 18 ,20 ans, c’est en  1930 qu’il s’aventure pour la première fois  à exposer deux petites toiles chez le miroitier et encadreur de THIZY Monsieur DEMATHIEUX , avec Pierre REYNAUD de ROANNE qui exposait 10 petites aquarelles  encadrées à 200 F pièce. Sujet d’inquiétude pour MONTET, tant les besoins se font sentir à la maison.                                               Ces deux huiles, une rue Porte- Jacquot ( à 20 F) et la Chapelle ST GEORGES du Château,( à 30 F ) trouvèrent acquéreurs en la personne du Médecin de la famille, le Docteur DE LAGENEST , l’autre  par le Directeur de la Banque de France Monsieur ROME ( le Prix de ROME  adjugé à MONTET) , ne fit qu’un tour dans THIZY.

                                                                   Maurice MONTET dès 1931, adhèrera très vite à la Société des AMIS DES ARTS de ROANNE qui l’invitera à exposer dans ses Salons, ce qu’il fera jusqu’en 1995 de façon périodique. Il enchaînera ensuite avec le Salon REGAIN à LYON ou il exposera de 1945 à 1956, qui lui réservera une rétrospective en 1991. Le 1 er Mai 1944, c’est le décès de son père..En Juin 1948, MONTET exposera également à LYON au Salon des Artistes de l’Enseignement. En Avril 1950,il expose  à «  l’ART et la PAIX » exposition internationale, à la Chapelle du Lycée AMPERE. Fin 1950, l’entreprise  MONTET-PERCHE par manque de résultats cesse son activité.

  1. . C’est à ce moment là que Maurice prend la décision de se lancer à temps complet dans la peinture . En Janvier 1952, Il figurera à l’exposition du Groupe CONTRASTE. En Mars 1954, à la Galerie d’Art Sacré. En Avril 1955,Salon des Artistes du Bâtiment. En 1956, il est à l’origine de la création du Syndicat d’Initiatives de THIZY- BOURG DE THIZY- MARNAND. En 1958,1959,1960, Salon de Printemps de la STE Lyonnaise des Beaux Arts .En Février 1958, Expo aux Missions Africaines. Du 11 au 23/4/1959( inauguration de cette Galerie  Art et PEINTURE. En Juin 1961et 1966 expo à  la Galerie PETERSEN, avec en autres, COMBET-DESCOMBES, COUTY, CHARTRES, CHANCRIN, DULAC père, , KNUDSEN, LAPANDERY, SALENDRE, TRUPHEMUS , VIELLY(avec lequel il partagera  quelques  séances de travail  en 1935 sept ans avant que VIELLY devienne professeur aux Beaux Arts de LYON en 1942.).En JUIN 1962, expo  ARTS à « la MANSARDE », Galerie BIJOU. En Juillet 1963, Exposition au cœur du vieux LYON( Arts et Artisanats contemporains )En Novembre 1963,. Exposition  « Groupe des 9.En Février 1964.Expo à la Ste Lyonnaise des Beaux Arts. Dans les années 1970, Messieurs BOUTTIER ex- Maire de THIZY et le Sénateur Maire de THIZY Auguste PINTON, favorisent l’entrevue de Maurice MONTET et de Monsieur Napoléon BULLUKIAN, entrepreneur, industriel, et Mécène Lyonnais, au domicile du peintre qui va lui acheter 58 tableaux. A ce sujet, Monsieur BULLUKIAN demandera par rapport  à la quantité, une remise à Maurice qui va lui refuser, mais lui offrir une gouache en supplément. Finalement  Monsieur BULLUKIAN surpris presque avec plaisir par l’intransigeance du peintre, à ne pas marchander qu’il confirmera sa commande , à une condition , que MONTET lui donne une poignée de pinceaux. Aux décès de Monsieur BULLUKIAN et Madame, quelques tableaux de MONTET seront mis à la vente aux enchères et la succession profitera à  la Fondation Léa et Napoléon BULLUKIAN à CHAMPAGNE au MONT D’OR. Dans leur collection de tableaux , des COUTY, FUSARO, CHANCRIN, DULAC, QUINTAINE, MONTET (au nombre actuellement de 33 tableaux). En Mars 1974,expose à la Galerie de l’Atelier En Avril 1974, Exposition de Peinture Contemporaine au Palais ST JEAN .En Décembre 1984,expose à la Galerie STE HELENE. Deux exposition à la Mairie du 8° en Février 1985, M. MONTET expose 15 portraits à côté de 8 autres artistes, et le 22/11/1986 exposition réunissant 28 tableaux de MONTET. Après cette dernière exposition à la Mairie du 8 ème, nous n’avons plus traces de ces 28 œuvres. En Décembre 1991,la  Fondation Léa et Napoléon BULLUKIAN organise une Rétrospective sur Maurice MONTET . En Décembre 1992, Exposition « Les Peintres et la Vie »(amis de l’Institut PASTEUR) Le Musée ST PIERRE (des Beaux Arts )dispose de deux œuvres de MONTET non accrochées mais voisines à celles de Claude MONET. Le 6 Décembre 2005 Expo aux Echanges Culturels à Lyon ,Place BELLECOUR , pour le centenaire de N. BULLUKIAN . Sont exposés les peintres  COUTY, CHANCRIN, FUSARO, MONTET, QUINTAINE.

                                                                   Mais l’aventure parisienne de MONTET commence aux Salons des INDEPENDANTS de 1937 et 1938 sur la recommandation  de son ami Jean THEO artiste Montmartrois.En 1944, il fait la connaissance d’Armand LANOUX, écrivain et peintre à cette époque, qui va le convaincre d’exposer aux Salons des Artistes et écrivains du peuple. En 1946, Galerie PELLETAN- HELLEU ( Bd ST GERMAIN ) En 1946, Salon des JEUX FLORAUX POPULAIRES .En 1947, il expose quelques œuvres dans une bonneterie Rue st Placide à PARIS .  En 1947 Avec la STE DES ARTISTES ET ECRIVAINS DU PEUPLE. En 1948, Salon des INDEPENDANTS au Musée Pédagogique .En  1949,Salon POPULISTE ( BD MONTPARNASSE) à la Coupole ). En 1950, Expo  Club du Cirque (AV de l’OPERA). En 1951, Galerie Pierre PARA(  Place de la Madeleine).En 1951, galerie Monique DE GROOTE . En 1952, SALON POPULISTE. En 1953, Galerie André WEIL. En Décembre 1953, SALON VIOLET (Palais des Expositions) En 1954, Salon de l’ART LIBRE ( Palais des Beaux Art). En 1954,SALON VIOLET ( présidé par le Ministre de l’Education Nationale ) ; En 1955, Galerie Monique DE GROOTE . En 1955, SALON VIOLET . En Janvier 1956, Galerie Marcel BERNHEIM ( Rue de la BOETIE) suite à l’émission «  LE REVE DE VOTRE VIE sur Radio Luxembourg , et Radio Monte-Carlo )Très grand succès, exposition qui attira «  LE TOUT PARIS » .En Novembre 1956, Galerie Marcel BERNHEIM. En Décembre 1956, Galerie Marcel BERNHEIM. En 1957, KERMESSE AUX ETOILES . En Décembre 1957, Galerie Marcel BERNHEIM .En 1959,salon de l’ART LIBRE .En 1959, Galerie ROYALE (Sélection d’un tableau de MONTET par le jury du Grand Prix d’Hiver sur 30 œuvres présélectionnées ). En 1961, Salon BOURGUIGNON à PARIS . En 1961 Musée GALLIERA «  Peintres témoins de leur temps ». En 1964, Galerie BALZAC ( FG ST HONORE ). Toutes ces  expositions représentent la consécration parisienne de Maurice MONTET . En plus de ces expositions parisiennes, il sera en contrat de 1952 à 1957 avec l’éminent expert en tableaux  André SCHOELLER qui sélectionnera  deux de ses tableaux  et les fera accrocher dans son bureau entre Maurice UTRILLO, et Auguste RENOIR. A ce sujet , MONTET dira «  je suis en meilleure compagnie qu’eux ». De PARIS ,  il recevra deux  lettres d’encouragement, de Maurice UTRILLO  à  son attention et à celle du  Groupe ARC-EN-CIEL le 21 Décembre 1938, et  d’Albert WILLMETZ le 17 Juillet 1951, de la Société des AUTEURS, COMPOSITEURS  et  EDITEURS de Musique, cousin germain des peintres  Georges ROUAULT, et Henri le SIDANER.

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3 septembre 2022 6 03 /09 /septembre /2022 17:45

A LA DECOUVERTE  DE  MAURICE MONTET SA VIE ET SON PARCOURS ARTISTIQUE - 2ème partie

Par Jean-Marie Montet, archiviste de l'association

 

MONTET participa à près de 500 expositions, 30 à titre personnel dans sa ville, de 1930 à Avril 1989 ( dont quelques unes à la Galerie de sa fille Anne-Marie)de 1989 à 1994 et en organisera une quarantaine à THIZY également, dans le cadre du Groupe ARC- EN-CIEL , (du 1er Mars 1948 à Septembre 1992)  Groupe dont il est le fondateur et Président. IL y invitera de nombreux et bons régionaux ,peintres, sculpteurs , céramistes. On le définira de Peintre Populiste, non pas pour définir l’homme, mais les thèmes multiples de ses œuvres, qui  sont : les attelages, les chevaux, les fêtes foraines, les défilés, les bistrots, les fleurs, les portraits, les gares, les bateaux, les natures mortes, scènes religieuses, crucifixion, processions, enterrement, la chapelle st Georges, les vieilles rues .Sans oublier les nombreux modèles  émanant de sa propre famille, de son épouse , de ses enfants, voire de ses petits –enfants.

                                                                   Sur le plan régional essentiellement,  il exposera souvent dans les Galeries GUILLEMIN et THOMANN à VILLEFRANCHE/SAONE, Galerie SEVIGNE à VICHY( les MAITRES CONTEMPORAINS ( CARZOU, BRAYER, CHAPELIN-MIDY, FOUJITA, FONTANAROSA, DU JANERAND,  GALL, André L’HOTE, Guillemette MORAND, CORBELLINI,  COLLOMB, CARRERA, OGUISS. PICARD-LE-DOUX, DOMERGUE, MONTAGNE, WEIL.  les Galeries PREBET et SARTORI à ROANNE/ST ETIENNE, aux CONFRONTATIONS du  Château GAILLARD à AMBIERLE ,ou JEAN CHERPIN organise des confrontations artistiques depuis 1955 Peintres et sculpteurs contemporains, ( témoignage de Jean CHERPIN en 1979 concernant  la rentrée de MONTET au Musée de ROANNE. les Salons des AMIS DES ARTS à ROANNE, les Salons REGAIN  à LYON , Les Artistes du Beaujolais à VILLEFRANCHE/ SAONE, ARC EN CIEL à THIZY Groupe crée en 1947 et  qu’il préside. Ce groupe réuni  une section peinture, Photos, Sculpture, Archéologie, et une chorale dirigée par René MERLIN., Expositions personnelles à THIZY,, Salons Art  Libre, Salons ESSOR de ROANNE, STE LYONNAISE DES BEAUX ARTS,PETIT LOUVRE à la PACAUDIERE, et dans plusieurs Salons Municipaux, dont entre autres ,GIVORS , MONTELIMAR,  BOURG ST ANDEOL, le Salon des Beaux Arts à ST ETIENNE en 1944, où il exposait quatre petites huiles et fût remarqué par Monsieur Georges HILAIRE Ministre et Secrétaire Général des Beaux Arts, peintre lui- même et critique d’art. Il dira «  quel est ce peintre dont la main est si ferme, et la pâte aussi chatoyante ». Un nouveau « FAUVE » dans ces œuvres étonnantes il y a du MONTICELLI et du TOULOUSE- LAUTREC. S’étant renseigné il dira aussi «cet authentique autodidacte égale les meilleurs, sera bientôt connu parmi les bons peintres de la région, et dont il faudra suivre attentivement la progression ».  

                                                                   Premier grand Salon digne de ce nom auquel MONTET participait,  aux côtés de Suzanne  VALADON, UTRILLO, FONTANAROSA, PICARD-LEDOUX, OUDOT, VLAMINK, CHAPELAIN- MIDY, Yves BRAYER, et les régionaux CHANCRAIN, TAUTEL , BOBICHON, JC MAS. Ce beau florilège donne d’autant plus de saveur à la critique faite sur MONTET , qu’elle sera saluée sous la plume d’Armand LANOUX écrivain et qui deviendra plus tard Président de l’Académie GONCOURT  et qui attribuera à Maurice MONTET le titre de « Maître de THIZY ». Si MONTET exposa beaucoup sur  LYON et PARIS dans les années 50, il négligea pas pour autant les plus petites communes, à en juger la liste ci-dessous  sollicitant sa participation à leurs expositions ou salons.        

                                                                   MONTET exposera également dans des  lieux privés ou Salons Municipaux à travers la France, THIZY de Aout 1930 à Juin 1997( 75 expos environ). ROANNE de Aout 1931 à Septembre 1995 ( 30 expos environ). ST DIE en Juillet 1938.COLMAR en Décembre 1938.AURILLAC en 1942,Novembre 1955 Novembre 1956.VILLEFRANCHE DE ROUERGUE en Septembre 1942.ST ETIENNE en 1944, Mars 1966, Mars 1969.VILLEFRANCHE S/SAONE de Juin 1947 à Septembre 1980( 26 expos environ .PARIS  de 1937 à 1961( 26 expo environ, sans compter le Contrat de 5 ans avec  l’expert André SCHOLER ). CAEN en Septembre 1947. DIJON en Novembre 1949 et Octobre1956  1958, 1959,Mars 1969. ST DIZIER en 1950. MACON  Novembre 1951 à 1955 Octobre 1961. ROMANS en Octobre 1954.BREST en Février 1955. AMPLEPUIS en Novembre 1955, Avril 1962, Avril 1966,Mars 1969, Mai 1970,Mai 1971, Décembre 1986, Janvier 1990, Novembre 1995. VICHY  Novembre 1955, Juin 1957, Juillet 1960.PERPIGNAN en Décembre1955. PONT DE LA MAYE(GIRONDE) Décembre 1955. NICE en Février 1956, Juin 1963. JUAN LES PINS en Aout 1956,Avril 1972. L’ARBRESLE en Novembre 1956, Décembre 1975. Novembre 1966 en Décembre 1975. GIVORS en Décembre 1956, 1957, 1959,Janvier 1964,Novembre 1964, Décembre 1966, Décembre 1969, Décembre 1973, Décembre 1975.BULLY en Mai 1957, Juin 1966, Mai 1977. BEAUJEU en Septembre 1958, Décembre 1958, Juin 1977. AMBIERLE confrontation en Juin 1959,Juillet 1960, Juillet 1961 Juillet 1963, Juillet 1969, Juillet 1971, Juin 1974 Septembre 1978, Aout 1979, Septembre 1980. TARARE en Novembre 1959, Décembre 1961, Mars 1964, Juillet 1964 Mars 1966, Mars 1968, mars 1969, Mars 1970, Mars 1971, Juin 1975, Février 1977, Mars 1988. CHARBONNIERES en Décembre 1959. LE PUY en Octobre 1960. MARGAUX en Juin 1961, Octobre 1963 ,Mai 1965.VALENCE en Octobre 1961. CHAUFFAILLES en Avril 1962, Mai 1968. TOURNON en Avril 1962. MONTPELLIER en Octobre 1962. PEROUGES en Mai 1964. BROUILLY- ODENAS en Juin 1964, Juin 1965, Octobre 1966. BELMONT/ LOIRE en Aout 1964, Aout 1965. ST JUST/LOIRE en Avril 1965, Avril 1966, Avril 1967, Octobre 1977.VIENNE en Novembre 1965, Novembre 1966, Novembre 1969. BASTIA( CORSE ) en Mai 1966.MELAY- IGUERANDE en Septembre 1966, Juillet 1967. Juillet 1971. ST SYMPHORIEN/ COISE en Juillet 1967, LE CERGNE en Aout 1967, Aout 1970.ST VINCENT DE REINS en Juin 1969, Mai 1970.CHIROUBLES en Décembre 1969, Avril 1979. Décembre 1970.CUBLIZE en Juin 1970, Juin 1971, en Avril 1972, Juin 1973, Juin 1974.DEAUVILLE le 21/9/1970. CHOLET en Février 1971.BOURG-ST ANDEOL en Avril 1971, en Avril 1972, Avril 1973.COURS en Juin 1971, Avril 1990.ORANGE en Décembre 1971, Mai 1972. MONTSAUVE en Juillet 1972. ANTIBES en Juillet 1972.BIOT en Novembre 1972. BOURG-DE-THIZY en Décembre 1972. ST SYMPHORIEN DE LAY en Aout 1973. SAUVETERRE en Aout 1973, Septembre 1974, Aout 1975.ST GERMAIN L’ESPINASSE en Aout 1973.MONTELIMAR en Janvier 1974, Avril 1975, Janvier 1979, en Janvier 1979, Janvier 1981, Janvier 1982. Janvier 1983.CHATILLON D’AZERGUE en Mai 1974. THEIZE en Septembre 1974.ST ROMAIN DE POPEY en Avril 1975, Décembre 1981, Décembre 1986.VILLARS LES DOMBES en Mai 1976. LACENAS en Juillet 1976. FAREINS en Aout 1976.OINGT en Avril 1977, Septembre 1979. ST VICTOR /LOIRE en Octobre 1977.ST RAPHAEL en Juin 1979.AVIGNON en Décembre 1979, Avril 1982, Février 1984. RIORGES en Juin 1984, Septembre 1985. ARLES en Juillet 1984, Mars 1985. VILLEREST en Juillet 1986, Juin 1988. LA PACAUDIERE en Septembre 1986, Septembre 1987, Septembre 1988, Septembre 1989, en Octobre 1995, Septembre 1996. LOURDES en Juin 1989, Septembre 1990, Septembre 1992.  COURS en Juin 1989, Mai 1994.ST ALBAN LES EAUX  en Octobre 1989.GLEIZE en Mai 1994. RILLIEUX LA PAPE en Novembre 1994. VOURLES en Avril 1995.MONTAGNY en Aout 1995.CHARBONNI7RES en Décembre 1996. MORESTEL en Juin 1997. BORDEAUX

                                                                   Au-delà de l’hexagone, il expose à BRUXELLES( Belgique) en Octobre 1951. LONDRES (Angleterre)en Octobre 1958, à HERRENBERG et FURTH ( Allemagne), en Aout 1962. SAYREVILLE( New Jersey) USA, en Mars 1963.NEW YORK (USA) le 7/11/1967. NEW YORK USA en Juin 1969. MINSK ( Biélorussie) en Juin 1971. MONTREAL ( Canada) en Décembre 1971.RIO DE JANEIRO ( Brésil ) en Septembre 1981. LAUSANNE(SUISSE) en 18/6/1988. SAN FRANCISCO ( Californie 13/9/2008. .

                                                                   Ses accessits :en 1937 MONTET obtiendra sa première médaille d’argent en peinture par la ville de ST DIE, en 1938 une médaille de bronze  à COLMAR, en 1947 un  1er Prix aux Jeux Floraux de Normandie à CAEN ,en 1948 le  1er Prix du Salon des Artistes de l’Enseignement à LYON ,en 1950 le 1 er Prix de la ville de ST DIZIER. Le 2/1/1951,Première acquisition des Beaux Arts Musées et Bibliothèque de la ville de PARIS le «  Paysage de neige » En Février 1952 acquisition par le Ministère de l’Education Nationale , de la peinture «  la Carriole ».Le 16/7/1953, Acquisition par le Secrétariat d’Etat à l’Education Nationale de la gouache N°5 de l’exposition André WEIL  intitulée «  Soir de Fête ». Le 28/1/1954, acquisition de la gouache intitulée « Paysage» par  Fonds National d’art contemporain à PARIS . Le 5/5/1954,acquisition par la Préfecture de la Seine Section des Beaux Arts  du tableau  «  Coin de port à BASTIA ».Le 23/10/1954, acquisition par le Secrétariat de l’Education Nationale ( Direction Générale des Arts et des Lettres ) de la peinture intitulée «  l’Enterrement » exposé au Salon REGAIN à LYON. Le 22/4/1955 la Médaille d’Or au Salon des Artistes du Bâtiment  du Groupe PARIS/ LYON .En Juin 1957, le  2ème Prix d’aquarelle à la «  Kermesse aux Etoiles à PARIS (participation de 1200 exposants).En Mars 1957, la Médaille d’argent au Salon de Printemps  de la Société Lyonnaise des Beaux Arts à LYON .En Février 1958, la Médaille d’Or au Salon de Printemps de peinture de la Société Lyonnaise des Beaux Arts à LYON. Le 14/6/1959, Intronisé COMPAGNON DU BEAUJOLAIS  à CHIROUBLES il parrainera la cuvée 1969.,En 1959 le Diplôme d’honneur du Salon International  au Palais des Beaux Arts de la ville de PARIS, Salon de l’ART LIBRE Confédération  Française.  21ème Grand Prix International de DEAUVILLE le 21/9/1970 votre tableau n°244(  Soir de Fête )remporte le prix ,et sera  exposé dans les Salons du Palace «  LAS VEGAS » sur l’ile de TENERIFE. Confédération Française. En1972  la Médaille d’Or Hors Concours du premier Grand Prix International de Peinture à JUAN LES PINS  par l’UNION ARTISTIQUE FRANCO- EUROPEENNE ,en Décembre 1972  Diplôme «  Hors Concours du GRAND PRIX INTERNATIONAL  de Peinture de BIOT  ( vente de la toile  «  feu d’artifice » en Janvier 1973 acquisition par la ville de GIVORS du tableau «  Retraite aux flambeaux » ,en 1976 Le Comité Départemental du Pré-inventaire des richesses artistiques de la France par le Préfet de la Région  RHONE -ALPES atteste que Maurice MONTET à la qualité de chercheur pour la préparation de l’inventaire. En 1979, MONTET rentre au Musée DECHELETTE à ROANNE. Novembre 1981, Monsieur  Marcelle FAIDUTTI ( expert près des tribunaux, la cour d’appel  et des Douanes Françaises à LYON, procure à YALE UNIVERSITY aux USA , la photo de Maurice MONTET de son autoportrait à la palette. C’est signé NANCY  S – LAMBER bibliothécaire. Cette  photo s’ajoutera à la collection de toiles BIRREN.  En 1984 la Médaille d’argent au Salon International de Peinture au Palais des  PAPES à AVIGNON.  En Novembre 1986, recevra la médaille officielle de l’inauguration du 20 ème Anniversaire de la Mairie du  8 ème arrondissement de LYON par Louis PRADEL au cours d’une exposition réunissant 28 tableaux de MONTET.

                                                                   Ses distinctions : en 1948 il obtient la Médaille d’argent  «  ARTS  SCIENCES  LETTRES »  de la Ville de PARIS (dans le palmarès de la Distribution Solennelle des Récompenses) en  Décembre 1949, les PALMES d’Officier d’Académie par le Ministre de l’Education Nationale, en 1955 la Médaille d’Or du Prix des Artistes du Bâtiment ( lauréat du Groupe PARIS-LYON) ,en 1956, lauréat de l’émission «  le Rêve de votre vie » sur Radio Luxembourg et Radio Monte- Carlo , ce qui lui permet  une grande exposition chez Marcel BERNHEIM à PARIS ,en Décembre 1957 Les Palmes  d’Officier d’Académie et de l’Instruction Publique ,en 1977 la Décoration de Chevalier dans l’Ordre des ARTS et LETTRES .                                                                  

                                                                   MONTET recevra de très bonnes critiques de  Pierre DESCARGUES,  (Chroniqueur à France Culture), MOSELLAN de la revue ( Les Ecoutes )suite à l’exposition André WEIL en 1953 , IMBOURG ( sur le Salon des Indépendants) de Clément MORRO( de la Revue Moderne )en 1937 ,( sur le Salon des Indépendants ),PASCAL-LEVIS ( de la Revue ARTISTES D’AUJOURD’HUI sur le Salon des Indépendants )en Mars 1938  , Henri MAISTRE (de la Revue ARTS sur le Salon des Indépendants), Jean ROBEYROL ( sur le Salon des Beaux Arts à ST ETIENNE en 1944,Paul LECOMTE ( de la Revue PARIS-NORMANDIE)en Novembre 1947 concernant l’exposition sous l’égide de la Société des Artistes et Ecrivains du Peuple à PARIS ,WARNOD ( du FIGARO )sur exposition André WEIL en Mai 1953 , Max LECLERC (de la Revue FAUBOURGS ) en Juillet 1950,entre autres, Jacqueline ZAY ( de la Revue «  Les Ecoutes »en Juin 1951), Gisèle d’ASSAILLY pour la revue «  Masques et visages »en 1953 concernant  l’Exposition chez André WEIL en Mai 1953 , Léon TREICH, Béatrice BONNAMOUR ( Rédaction du PROGRES et de la TRIBUNE), Georges HILAIRE Ministre, Secrétaire Général des Beaux Arts( Critique d’art, et peintre lui-même suite au Salon des Beaux Arts de ST ETIENNE en 1944 , André SCHOLER éminent Expert en tableaux sur la place de PARIS et au-delà, qui établira à MONTET un contrat de cinq ans de 1952 à 1957. Et plusieurs papiers d’Armand  LANOUX peintre mais surtout écrivain ( Prix GONCOURT ) qui deviendra Président de l’Académie GONCOURT, papiers également de Jacques SERVERIN de LYON, René FILLON de l’ESSOR de ROANNE ,de Michel AULAS  journaliste au Progrès de LYON et à LYON MATIN de nombreux articles de presse, et le livre autobiographique de «  l’ Inconnu de THIZY en Juillet 1958 édition 1959, de Madame SAUSSE- MAUXION critique d’art pour le PAYS ROANNAIS article de presse Avril 1960, Jean LABORDE du journal l’AURORE  sur le thème «  Souvenirs de COUR d’ASSISES » 11 Avril 1973. Bernard CLAVEL ( Prix GONCOURT 1968 ) 30/10/1975

                                                                   Les Sociétés auxquelles il a appartenu : Association du Club du Cirque en 1950, Amis des Arts de ROANNE de 1931 à 1995, Salon REGAIN à LYON de 1945 à 1956, le Groupe des «  9 » à LYON, Association des Artistes du Beaujolais, Salon des Maitres contemporains, Salon des Artistes du Bâtiment, Groupe PARIS/LYON, Association du Salon des Indépendants en 1938, Salon Violet, Association des jurés d’Assises, Association des amis des Musées de France, Association de l’art Libre en 1954, Association  d’Arts Sacrés, Association des Artistes et Ecrivains du Peuple de 1947 à 1951.

 

 

                                                                  

                                                                   Divers témoignages de ses amis peintres . Jean PUY de ROANNE, fauve de l’époque 1900, qui a fait atelier avec Henri MATISSE, Albert  MARQUET, MANGUIN, CAMOIN (plusieurs courriers de Janvier 1957 à Janvier 1959 ), lettre de René MARGOTTON( élève de Fernand LEGER ) originaire de ROANNE le 13/9/1989 ,Michel DEGENNE  de ROANNE ,  de Pierre REYNAUD le 16/8/1930, le lyonnais Jean COUTY en 1955 élève de Tony GARNIER en architecture, lettre à MONTET dans l’année 1990, un an avant son décès. Pierre ETAIX ( peintre et acteur de cinéma originaire de ROANNE) , Mick MICHEYL (peintre, musicienne, chanteuse , meneuse de Revues au Casino de PARIS, dessine sur acier par meulage actuellement, Lucien ANCEL peintre à  VILLEFRANCHE/SAONE. Le sculpteur THEVENET , le peintre Henry GRISOT, le peintre espagnol CAPULETTI en 1954, le peintre belge Maître VAN DER WEEL en 1942, le peintre  anglais PETER ANSEN en 1927, le peintre de la neige Michel PERRIN au CANADA, le peintre Pierre REYNAUD de Roanne en 1930, l’artiste Montmartrois  Jean  THEO en 1937/1938, une lettre d’encouragement de Maurice UTRILLO en Décembre 1958, SCHMIT Humoriste en 24 Juin 1966, en Décembre 1967 Luc BARBIER , en Novembre 1971 Rik CURSAT à LYON ( Humoriste ) , Renée TRIOMPHE en Décembre 1968, le peintre  Henri GRISOT en Décembre 1969,en  Novembre 1971, Henri  VIEILLY ( ancien professeur à l’école des Beaux Arts  de LYON) article de presse sur le Testament artistique de Henri VIEILLY, de Décembre 1984/ Janvier 1985. Monsieur HANSSEN Maître Verrier avec lequel MONTET a travaillé sur les vitraux de l’Eglise ST ELOI DU MARAIS à ST ETIENNE au niveau des cartons de composition Mr HANSSEN décédé avant la fin de son œuvre , Madame HANSSEN  fit appel à MONTET pour terminer les cartons de composition en Avril 1958. Le peintre Louis NIOULOU de LYON  en Décembre 1969, le peintre Raymond GALLIANO 7/7/1989.

                                                                   Des témoignages de l’écrivain Armand LANOUX en Janvier 1944, Prix GONCOURT en 1963,,et qui deviendra Président de l’Académie GONCOURT, courrier de LANOUX faisant parvenir à MONTET, la préface du livre « l’Inconnu de THIZY »,le 7/Juillet 1958, en 1959 à l’Edition  du CUVIER , le livre autobiographique sur MONTET , intitulé «  l’Inconnu de THIZY » par l’Ecrivain et le reporter du PROGRES - LYON , et LYON- MATIN, Michel AULAS, l’écrivain Bernard CLAVEL ( prix GONCOURT  en 1968 )lettre du 30/10/1975, l’écrivain et journaliste Jacques SERVERIN de LYON , l’écrivain Jean LABORDE, lettre du 11/4/1973, Fernand HENRY , le journaliste René FILLON du journal l’ESSOR à ROANNE, le peintre et critique d’art René CORNAND. En  1980/1981 Dominique BURNICHON et CORRE Joël  avec  l’Edition Charline ALBAN à ROANNE publie un livre sur MONTET, PAWLOFF,1 exemplaire à Roger CHEVALIER à LYON, ami de MONTET qui a souvent témoigné sur son talent.  1 exemplaire adressé à  HE LIBRAIRY OF CONGRESS EXCHANGE ET GIFT DIVISION DC 20540 WASHINGTON, OFFICIAL BUSINESS, 1 exemplaire à  SAS PRINCESSE GRACE DE MONACO, 1 exemplaire  à GISCARD  d’ ESTAING Président de la République Française, 1 exemplaire à Mme Hélène TOMECKVA  publiciste à BRATISLAVA ( TCHECOSLOVAQUIE ),1 exemplaire  à  la Bibliothèque d’Art et  d’ Archéologie ( annexe du Musée d’Art et d’Histoire ) de la ville de GENEVE. En 1991  Odile DUPOYET- METTLING avec  l’Edition CESURA à LYON publie un livre intitulé « Rencontre avec  Maurice MONTET . Réédition par Michel AULAS  avec l’Edition XAVIER LEJEUNE de «  l’INCONNU DE THIZY » en 1997. Maurice MONTET décède le 9/7/1997. L’ ECOMUSEE du HAUT- BEAUJOLAIS  à THIZY en 2005 avec Anne BARRE ( directeur de publication) et Eric BALLANDRAS pour le texte publient le livre MONTET 1905-1997 à l’occasion de son inauguration et du centenaire de MONTET.

 

                                                                   Pour résumer Maurice MONTET, on dira héritier de la fibre artistique de par son père François  Elie , habile ferronnier /Serrurier, très bon dessinateur, homme de théâtre, il pratiqua   aussi l’hypnose. Maurice est un être hypersensible , il souffrira dans son enfance d’une grande frustration affective vis-à-vis de sa mère Anna qui va influencer sa vie et son parcours artistique. Peut-être que son imagination à pris l’ascendant sur le réel, il ne le  dit  pas mais le ressent ainsi et le rend distant de sa mère qu’il dit vénérer.

                                                                   Souvent en opposition avec lui-même, il est torturé par cette obsession de peindre qu’il estime être une maladie incurable contractée très jeune, qui lui occasionnera des colères terribles, mais pas dénué de sentiments, capable aussi de s’émouvoir d’une voix d’enfant, d’un chanteur ou chanteuse d’opéra, d’un musicien, d’une chorale ou d’un clown.

                                                                   Impulsif, il s’est exilé loin des siens, et très vite nostalgique a regretté cet éloignement. Un tantinet égocentrique de son art, à ses débuts ,il est torturé, angoissé, inquiet et en  plein doute sur l’appréciation qui sera faite de ses œuvres. Il est conscient du risque pris dans cette aventure et soucieux d’en faire vivre sa famille, ce qui ne sera pas toujours aisé.

                                                                   L’abnégation de Marguerite son épouse ,dans l’entame de cette vie d’artiste, lui sera d’une aide précieuse , soumise, mais aussi conseillère, elle le soutient et partage avec lui cette incertitude du lendemain.

                                                                   Début  1944,il fait la connaissance de l’écrivain Armand LANOUX , etson père,  François Elie à l’agonie dira à Maurice «  si j’avais su, si j’avais su » quelques jours avant de décéder le  1 er  Mai 1944, certainement ayant compris la détermination de son fils à vouloir faire de la peinture son métier et de n’avoir pu lui offrir la voie de l’école des Beaux Arts, lui qui avait eu l’opportunité d’embrasser la carrière de comédien  à laquelle il aspirait, et pour une raison inconnue s’était  finalement dérobé à l’offre de ce professionnel qui l’avait remarqué, peut-être le trac de se lancer dans l’aventure. Après une première tentative en 1936, Maurice fonde en 1947 le groupe ARC-EN-CIEL qui réuni des gens de talent en peinture, sculpture, photos , section  archéologie, en vue d’effectuer   des travaux de réfections durant une dizaine d’années à la chapelle du château  ainsi que des fouilles dans la Chapelle ,dedans ou autour du Château et sur des sites historiques aux alentours, céramiste, et une chorale dirigée par René MERLIN son beau-frère. Maurice en sera le Président. Comme il sera également plus tard Président des Anciens Marins  «  de la FAMMAC » section THIZY.

PARIS en 1949, lui fera une offre d’atelier et de logement, il aura aussi  deux  demandes  de Galeries américaines susceptibles de vendre sa  production, MITCH  MORSE GALLERY 367 a FROST  LANE LAWRENCE  L.I. 1159 NEW YORK en 7/11/1967.Henri E. TRICHET IMPORTER OF EUROPEAN ORIGINAL OIL PAINTINGS  107 Mac ARTHUR AVENUE- SAYREVILLE( NEW JERSEY) USA il restera fidèle à THIZY et à lui-même en repoussant l’aspect  commercial de ces offres.

                                                                   Création le 14/11/1956, du Syndicat d’Initiatives de THIZY – BOURG DE THIZY – MARNAND (trois communes en un Syndicat. Il en sera le Secrétaire jusqu’à la Présidence de Monsieur LETOURNEUR.     

Assez  fier de ce qu’il a réalisé en peinture, utilise parfois l’autodérision sur sa personne( inauguration de la cloche de l’Eglise ST ANNE  à ROANNE )le jour de son baptême , il dira,  «  on a baptisé deux cloches ce jour-la ».

                                                                   Quand André SCHOLLER  sélectionna  deux de ses œuvres et de les faire accrocher dans son bureau entre UTRILLO et RENOIR, il dira «  je suis en meilleure compagnie qu’eux ».En 1956 sur la demande d’André CORNU ( Ministre des Beaux Arts)  M.MONTET  se déplace à PARIS pour faire le portrait de sa femme Hélène CORNU. Ne se trouvant pas à son avantage, MONTET lui dira «  Vous savez Madame, en peinture , rendre une femme plus belle qu’elle ne l’est, c’est très difficile. Et effectivement, elle était très belle. En peinture et dessin , il pratiquera l’huile, ( sur contre-plaqué, sur toile), la gouache, l’aquarelle, le pastel, le fusain, le crayon, l’encre de chine, la sanguine, le lavis, le Brou de Noix, mais aussi la linogravure, la lithogravure, l’eau forte, le monotype. En dehors du dessin il pratiqua : le fer forgé essentiellement(, pare-feu, lanterne, lustres, appliques, porte de tabernacle, un poisson, un coq,( en tôle repoussée martelée),portes de bibliothèque, un calice brut de forge( celui du Père Jean POIZAT), des chandeliers, petite table, porte-manteaux, cendrier, crucifix, panière à fruits, tout un chemin de croix stylisé à L’Eglise de BOURG- DE-THIZY, )( le vitrail éclaté à l’Eglise st Eloi du Marais à St ETIENNE, le st Vincent à la Cave de CHIROUBLES , Eglise st Pierre de NOAILLE  le Christ compatissant, vitrail du café «  le SABATINOIS » , deux petits vitraux dans son ex- galerie de peinture) la céramique, la sculpture sur bois et sur pierre)quelques essais de cire-perdue, ( dont une Vierge à l’enfant)en degré moindre. Dans une période difficile de sa vie, il aura recours à une maison de couture pour lui fabriquer des boutons  d’aspect cuivre.

                                                                   Grand utilisateur de la télévision à la recherche du lyrisme  chanté,  poétique , ou musical, aime le faire partager aux siens ou à ses amis, à condition de tenir silence, pour éviter les réactions désobligeantes et avant parfois même de s’endormir paisiblement en leur compagnie. De sa satisfaction d’avoir pu réaliser son rêve d’enfance, peindre et d’en faire vivre sa famille, il remerciera souvent le ciel « DEO GRATIAS » . A ce sujet, il restera fidèle à sa foi malgré les aléas de sa vie , assidu à la messe du Dimanche, regrettant une certaine désacralisation de l’Eglise, et fidèle aux pèlerinages à LOURDES en tant que brancardier. Décédée,  les obsèques de Marguerite, son épouse seront le 18/11/1992 et de  lui-même le 9/7/1997..

                                                                   Maurice MONTET laisse aux archives 1100 articles de presse, relatant  les quelques 500 expositions auxquelles il a participé, 480 courriers reçus, 16 albums de photos, de peintures, soit  de personnalités diverses, 1 DVD,  MONTET commente ses œuvres, 1 DVD comportant le recensement de 1134 œuvres par thèmes, 1 vidéo /cassette sur MONTET à son domicile, 2 vidéos/ cassette MONTET présente ses œuvres  chez lui et dans son atelier, 1 cassette audio sur Interview de Napoléon BULLUKIAN. De nombreux livres dédicacés offerts, livres de nombreux peintres, livres autobiographiques ou non le concernant. Sans omettre les 4988 œuvres référencées  à ce jour ,réparties chez quelques  1044 particuliers ou collectionneurs.

                                                                   Il aura été très généreux avec les associations pour leurs souscriptions , en offrant  une gouache ou une huile, à savoir pour quelques unes d’entre elles: la Grande Kermesse Paroissiale de THIZY ( le 5/6Juillet 1958) – Photographe DENEZ à TARARE( 15/12/1961)-  Union Gymnique THIZY(en 1985)-  Ecole de Musique à COURS ( 1984,1985,1986) - Ecole Jeanne d’ARC à THIZY( 1982,1983,1984) Amicale des Anciens Marins de THIZY ( 1983, 1984)- Renseignements Généraux de LYION le 26/12/1964( pour leurs ouvres sociales)- Départ du Receveur des Postes de l’ARBRESLE ( en 1967)– Kermesse des Ecoles Privées à BOURG-DE-THIZY ( en 1976)– Fête des Classes en  6 (en 1985 )à BOURG-DE-THIZY –Rhin et Danube(26/12/1985 ,11/1/1986, 7/8/1995, 5/10/1996, 16/7/1998–Espoir Roannais( Solidarité contre le Cancer 15/10/1985) –Terre d’Amitié et 110 peintres à LYON 8/12/1986-Soutien Enfance Déficiente à RIO DE JANEIRO( pour l’année 1986). -Pensionnaires de la Maison de Retraite de THIZY –Musée Barthélémy THIMONIER à AMPLEPUIS( 2/4/1987-Les Membres du  Centre Communal d’Action Sociale de THIZY ( Mars 1987)-Compagnie des Sapeurs Pompiers de THIZY (Juillet 1987)-Service de l’Equipement de THIZY , départ à la retraite de Monsieur MENON (Année 1987)-Mairie de la PACAUDIERE( Aout 1987)-La Matinée Théâtrale( 28/2/1989)-Comité des Fêtes de THIZY ( Septembre 1989)-Mairie La PACAUDIERE( septembre 1989)-Amis de l’Institut PASTEUR de LYON( Février 1992)- Jean RENO .Entre autres , car cette liste est loin d’être complète. Il donna également des cours de dessin bénévolement au Centre Féminin, à la maison Familiale, ou parfois à son domicile. Il achètera cette maison qui deviendra le Musée Mathilde OVIZE, en réparera la toiture à ses frais, et finalement en fera don à la Commune.

Après son décès survenu en Juillet 1997, et sa succession faisant suite, figuraient 1300 à 1400 dessins classés par thèmes mais indissociables, qui ont fait l’objet d’un don, avec l’accord de tous les enfants MONTET ,à l’Association PATRIMOINES HAUT- BEAUJOLAIS  ECOMUSEE (Haut- Beaujolais )à THIZY . Ce don de 1360 dessins a été officialisé par DECLARATION DE DON le 8/12/2006, entre René MONTET le Président de l’Association «  Œuvre de MAURICE  MONTET  PEINTRE »et  Pierre CHABAT le Président de PATRIMOINE HAUT  BEAUJOLAIS.

 

NB – Ce document établi par Jean MONTET, arrêté ce jour 10 Juin 2010, représente une synthèse de moments essentiels  vécus  par Maurice MONTET son père , de sa plus tendre enfance, son adolescence ,puisés dans les différents livres autobiographiques commentés par lui-même. En ce qui concerne l’itinéraire artistique, je me suis référé aux nombreuses archives conservées par ses soins.

 

 

 

 

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8 janvier 2022 6 08 /01 /janvier /2022 20:08
Maurice Montet dans les rues de Montmartre
Maurice Montet dans les rues de Montmartre
Maurice Montet dans les rues de Montmartre

Maurice Montet dans les rues de Montmartre

 

 

Lors que Maurice monte à Paris en 1937, il a 32 ans et déjà père de quatre enfants (Eliane, Jeanine, René et Alain). Il est alors employé  comme mécanicien d’entretien aux établissements Berthaud-Perrin, une fabrique de tissus d’ameublement. Il laisse Thizy, sa femme et ses enfants et s’en va seul à l’aventure, plein d’espoir et d’envies. Celle de rencontrer d’autres artistes, de confronter son art avec le leur, d’échanger sur la manière dont ils conçoivent le monde et l’art, d’échanger sur leurs rêves.

Il va vers cette ville qu’il considère comme le graal de l’art et de la peinture, là où tant de grands artistes ont vécus et se sont imposés par leur génie. Il va vers ce Paris et ce Montmartre où a habité dans les années 1880 son peintre fétiche Toulouse Lautrec, devenu à l’époque « l’âme » de ce quartier en ayant fréquenté des artistes de renom comme Vincent Van Gogh, Suzanne Valadon et peint avec tant de talent la vie au Moulin-Rouge et dans d’autres cabarets et théâtres montmartrois. Dans le même temps, il porte en lui la crainte que son art soit mal compris, mal accepté.

A cette époque la France connait la grande dépression et essuie encore les contrecoups de la crise économique de 1929 avec un important chômage. Tandis qu’en Allemagne Hitler a été nommé chancelier en 1933, le Front Populaire de Léon Blum vient de généraliser en France les congés payés par la loi du 11 juin 1936 qui  prescrit un minimum de deux semaines de congés par an pour tous les salariés. L’ambiance est au beau fixe ! C’est l’occasion de partir enfin en vacances et de profiter de ce temps libre. On s’en va danser dans les guinguettes, camper ou encore pêcher pour s’évader des soucis quotidiens. Les radios diffusent des titres de chansons comme « quand on s’promène au bord de l’eau » de Jean Gabin, « Marinella » de Tino Rossi. Edith Piaf, nouvelle coqueluche, chante « mon légionnaire » tandis que résonne « j’ai deux amours » de Joséphine Baker, qui devient une véritable icône, danse aux folies bergères et chante le jazz au casino de Paris. Le swing résonne quant à lui dans les caves de Montmartre ou des Champs Elysées.

Un an plus tôt Gabin a connu le succès avec « la belle équipe » et poursuit cette année avec « la grande illusion » tandis que Fernandel vient de s’illustrer dans « Angèle » de Marcel Pagnol.

1937 c’est aussi l’année de l’exposition universelle qui a lieu du 25 mai au 25 novembre et qui enrichit le paysage parisien de deux lieux d’exception construits pour l’occasion : le Palais de Tokyo et le Palais de Chaillot représentatifs de cette époque.

A St Germain des prés, au café de Flore, que peindra Maurice, se retrouvent les intellectuels et l’intelligentsia. C’est désormais le lieu de prédilection de toute une famille d'auteurs comme   Georges BatailleRobert Desnos, des artistes comme Alberto Giacometti ou encore Pablo Picasso. Il y règne alors une atmosphère particulière. Le monde du cinéma n'y est pas non plus indifférent. Le réalisateur Marcel Carné y croise l'acteur Serge Reggiani.

Dans les rues, on croise la devenue célèbre traction avant Cïtroën.

La nuit, Maurice découvre un second Paris, une ville pleine de lumières, de fêtes et de musique. Pigalle constitue l’épicentre de la pègre avec une profusion de clubs, de cabarets et de maisons closes. C’est le quartier où le Tout-Paris vient s’encanailler ! Il découvre ainsi la place Blanche, la place Pigalle, la rue Fontaine, la rue de Bruxelles.

La pipe au bec, le carnet de croquis en mains le temps passe à toute vitesse. Maurice traque cette vie qui fourmille, installe son chevalet en plein air et se remplit de ces images qui le bouleversent. L’aventure parisienne commence !

 

Stéphane MONTET

 

Diaporama de 39 oeuvres :

Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris
Exposition temporaire : Maurice Montet et Paris

 

 

La présence parisienne de Maurice Montet
par Jean Marie Montet, archiviste

 

Au regard de ses 420 expositions provinciales, rappel de ce que fût son activité parisienne, sa volonté à vouloir figurer à 32 ans dans cette ville véritable “ Carrefour des Arts “malgré l’ignorance de ce milieu.  “ Paris comptait une multitude de peintres, les journaux font état de 65000.  Montet apparait dès 1937 dans les articles de presse et quelques revues spécialisées, relatifs à ses expositions. Les critiques d’art Clément MORO de la revue “Moderne Illustrée “, Monsieur MAISTRE pour la revue mensuelle “ Arts “, Monsieur Pascal- LEVIS pour la revue illustrée “ les Artistes d’aujourd’hui à Paris “ furent les premiers à citer Montet suite aux Salons des Indépendants de 1937 et 1938. Présence modeste et très fructueuse pour lui, car il bénéficie d’un facteur “chance “ celui de ses rencontres providentielles. Son passage à Paris fût marqué par 33 expositions de groupes essentiellement, et quelques personnelles. Les appréciations des plumes les plus autorisées et exigeantes des Critiques d’Art de ce moment lui étaient plutôt favorables.

                               Quels étaient ces Critiques d’Art ?   Monsieur Pierre DESCARGUES chroniqueur à “ France Culture”, Jean MOSELLAN et Jacqueline ZAY du journal “ Les Ecoutes”, Pierre IMBOURG et Clément MORO  du journal périodique “ La Revue Moderne”, Pascal-LEVIS de la revue “ Les Artistes d’aujourd’hui à Paris “, Paul LECOMTE du journal “ Paris-Normandie “, André WARNOD et Giselle d’ASSAILLY du “ Figaro “, Max LECLERC de la revue “ Faubourgs “, Jean ROBEYROL et Léon TREICH de la revue “ Art et Décoration “, Henri MAISTRE pour la revue “ Arts “, cette liste représentative démontre déjà l’intérêt qui lui fût prêté.

Les Expositions Parisiennes où Montet a figuré, les acquisitions d’Etat et les faits importants

En Mars 1937, il expose pour la première fois au Salon des Indépendants, il a 32 ans, encouragé par son ami Jean THEO artiste Montmartrois

En Mars 1938 expose à nouveau au Salon des Indépendants.

En Mars 1943 Montet fait connaissance de l’écrivain Armand LANOUX, prix Goncourt qui deviendra Président de l’Académie Goncourt, recevra son aide par quelques beaux témoignages et deviendront très bons amis.

En Mai 1946 exposition Galerie PELLETAN- HELLEU Boulevard St Germain.

En Juin 1946 exposition au Salon des Jeux Floraux populaires.

En Juillet 1946 exposition de quelques petites toiles, dans une bonneterie rue St Placide, qui vont susciter la curiosité d’un couple Monsieur et Madame BEGUE et vont vouloir faire sa connaissance, se déplaceront à Thizy pour le rencontrer. De métier Chirurgien ophtalmologiste Monsieur BEGUE et son épouse se révèlent comme des mécènes pour Montet, amateurs d’art pictural, introduits dans ce milieu, vont le favoriser par l’approche d’un éminent expert en tableaux Monsieur André SHOELLER. Madame BEGUE dira que cet expert ne se contente pas de sentiments amicaux, recherche le talent, ne serait-ce que pour son image et profit personnels.

En Mars 1948 exposition au Salon des Indépendants au Musée Pédagogique, rue d’ULM.

En Mars 1948 la ville de Paris décerne à Montet la médaille d’argent “ d’Art SCIENCE et LETTRE “ dans le palmarès de la distribution des récompenses.

En Juin 1949 expose au Salon Populiste à la Coupole Bd Montparnasse, encouragé par son ami l’Ecrivain Armand LANOUX.

Le 20/12/1949, le Ministère de l’Education Nationale lui décerne les “ Palmes d’officier d’Académie”

Cette année 1950, proposition est faite à Montet, d’un appartement et d’un atelier afin de s’installer à Paris. Il redoute la vie tumultueuse de la capitale, et restera à Thizy. Un critique d’art dira “dommage, cette décision risque de défavoriser l’éclosion de son talent vers le grand public.

En Décembre 1950, il expose au Salon des artistes adhérents au “ Club des amis du cirque” avenue de l’Opéra, invité par son Président National Monsieur Henri THETARD.

En Décembre 1950, acquisition de la ville de Paris de la peinture intitulée “ Paysage de Neige” par Monsieur Georges Armand MASSON Inspecteur Général des Beaux-Arts au Musée et Bibliothèque de la ville de Paris.

En Juillet 1951 il expose à la Galerie Pierre PARA Place de la Madeleine, c’est sa première grande exposition personnelle, il obtient une très bonne critique de Jacqueline ZAY du journal “ les Ecoutes” et une rencontre très importante de Monsieur Albert WILLEMETZ Président National de la Société des Auteurs, Compositeurs, Editeurs de Musique, cousin germain des peintres Henri LE SIDANER et ROUAULT, collectionneur de Montet.

En Décembre 1951 exposition à la Galerie Monique DE GROOTE.

En Février 1952, le Ministère de l’Education Nationale annonce à Montet, l’acquisition de son tableau “ la Carriole”.

En Février 1952, l’expert en tableaux Monsieur André SCHOELLER signe un contrat de cinq ans de 1952 à 1957 à Montet, sélectionnera deux de ses tableaux, les accrochera dans son bureau entre RENOIR et Maurice UTRILLO.

En Juin 1952, il expose au Salon Populiste à la Coupole Bd Montparnasse d’où lui sera resté peut-être le nom de Montet Peintre Populiste (qu’il n’est pas )  mais plutôt concernant son registre populaire.

En Mai 1953, il expose à la Galerie André WEIL ( av Matignon Elysée ) sa seconde exposition personnelle.

De nombreux critiques d’art, de revues spécialisées étaient présents, Jean MOSELLAN, André WARNOD, Henri MAISTRE, Pierre IMBOURG, Giselle d’ASSAILLY, Jacqueline ZAY.

En Juillet 1953, acquisition par le Secrétariat de l’Education Nationale de la gouache intitulée “ Soir de fête” exposée à la Galerie André WEIL.

En Décembre 1953, il expose au Salon “violet” au Palais des expositions.

En Mars 1954, la Préfecture de la Seine (Sous- Direction des Beaux-Arts) acquiert son œuvre “ coin de Port à Bastia “

En Juin 1954, il expose au Salon de l’Art Libre au Palais des Beaux-Arts.

En Aout 1954, le Secrétaire d’Etat à l’Education Nationale, Direction Générale des Arts et Lettres acquiert le tableau intitulé “ l’Enterrement”.

En Décembre 1954, il expose au 9ème Salon “ Violet” de l’Association Nationale des Officiers d’Académie et de l’instruction publique présidé par le Ministre de l’Education Nationale, au Palais des Expositions.

En Décembre 1954, il expose au Salon “de l’Art Libre” au Palais des Beaux-Arts.

En Février 1955, il expose au 3ème Salon des vedettes de la Scène et de l’Ecran au Musée Municipal d’Art-Moderne av. Du Président Wilson.

En Mars 1955, il expose à la Galerie Monique DE GROOTE

En Avril 1955, il expose au Salon des Artistes artisans du Bâtiment du Groupe Paris-Lyon, où il obtient la médaille d’or.

En Décembre 1955, il expose au 10ème Salon “ violet” au Palais des expositions.

En Janvier 1956, il expose chez Marcel BERNHEIM rue de la Boétie, troisième grande exposition personnelle, suite à

L’Emission “ le Rêve de votre vie”, produite par Radio –Luxembourg et Radio- Monte-Carlo, importante affluence d’un monde amateurs d’art, et de gens du spectacle. De nombreux critiques d’art sont présents. Le Ministre des Beaux – Arts Monsieur André CORNU, demande à Montet de bien vouloir faire le portrait de sa femme Hélène.

En juin 1956, il expose au Salon Populiste au Musée d’art Moderne.

En Novembre 1956, seconde exposition personnelle chez BERNHEIM.

En Janvier 1957, exposition au Musée d’Art Moderne.

En Juin 1957, exposition ” la Kermesse aux Etoiles” il obtient le deuxième prix en aquarelle.

En Décembre 1957, troisième exposition personnelle chez BERNHEIM.

En 1957, il est nommé “ Officier de l’Instruction Publique”

En 1958, exposition de l’Art Libre.

En 1959, exposition à la Galerie Royale, il est sélectionné par le Grand prix d’Hiver parmi trente exposants.

En Février 1961, 2ème Salon de la Bourgogne, Galerie Raymond DUNCAN rue de Seine

En Juin 1961, exposition “ Les Témoins de leur Temps” au Musée Galliera.

En Septembre 1964, exposition Office International des Arts, cité Bergère, Galerie BALZAC, Bd St Honoré

En 1967 Montet reçoit la Médaille du Mérite Civique.

En 1978, il est fait “ Chevalier des Arts et Lettres”, par le Ministre de la Culture et de l’environnement, Monsieur Michel D’ORNANO.

Les œuvres de Montet sont entrées au Musée du Fond National d’Art Contemporain, et au Musée du Fond Municipal d’ART Contemporain à Paris.

Ses peintures sur Paris continuent à vivre parmi les Maisons de ventes, Galeries, les Successions.

En 2016, un Critique d’Art brésilien, psychanalyste qui collectionne essentiellement des portraits depuis 50 ans, a acquis une gouache “ portrait de Monsieur DEBIESSE de Thizy” chez ROSSINI ( Galerie DROUOT à Paris.)

Montet aura fréquenté et peint le Café de Flore, point de ralliement de nombreux artistes et personnalités, mais aussi “ La Grande Chaumière” pour quelques études de” Modèles Vivants”, le Lapin Agile fief de Maurice UTRILLO, Chez Gégène à Joinville le pont, “ les Puces à St Ouen, et le quartier des existentialistes de St Germain Des PRES

 

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14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 17:01
Le cirque en fête

 

 

 

Le musée d'Allard de Montbrison (42) présente une exposition de tableaux de Maurice Montet sur le thème du cirque, du 14 décembre 2019 au 5 janvier 2020. Une occasion rêvée pour contempler des tableaux de son oeuvre sur un thème qui lui était particulièrement cher.

 

Pour lui faire écho, le site Maurice Montet propose une exposition temporaire à travers une sélection de 59 oeuvres sur ce thème. Anne Escot, petite fille du peintre Maurice Montet, nous emmène avec lui à une représentation, à travers son texte "qu'est ce que c'est que Ce Cirque". Enfin, je vous présente 4 clichés nocturnes d'un cirque.

 

Bonne visite ! 

 

Bien cordialement,

 

Stéphane MONTET 

 

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Exposition temporaire :

Le cirque en fête
Le cirque en fête
Le cirque en fête
Le cirque en fête
Le cirque en fête
Le cirque en fête
Le cirque en fête
Le cirque en fête
Le cirque en fête
Le cirque en fête
Le cirque en fête
Le cirque en fête
Le cirque en fête
Le cirque en fête
Le cirque en fête
Le cirque en fête
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Le cirque en fête
Le cirque en fête
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Le cirque en fête
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Le cirque en fête
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Le cirque en fête
Le cirque en fête
Le cirque en fête
Le cirque en fête
Le cirque en fête
Le cirque en fête
Le cirque en fête
Le cirque en fête
Le cirque en fête

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Qu’est-ce que c’est que Ce Cirque !?

 

Des enfants accourent. Ils ont entendu le clairon inviter le village au spectacle.

Sur la grand place, caravanes et roulottes ont formé un cercle. Haubans et trapèzes délimitent la scène. Ils ont été montés rapidement avec des guirlandes lumineuses qui définissent l’espace. Un ou deux projecteurs blanchissent l’asphalte où la foule se resserre et se presse. Cette nuit, toute la ville est en fête, la nuit est cadeau.

 

Tandis que les étoiles s’éclairent une à une, un homme en veste de velours et boutons dorés, présente les numéros à venir. Dans un coin, des chevaux trépignent du sabot, impatients. On voit alors la foule compacte s’écarter pour laisser passer une jeune petite trapéziste en tutu et justaucorps blanc.

Sur le côté, un homme mince, au costume sombre et béret, la voit et se déplace. De son poste d’observation, il tire de sa poche un carnet et un crayon. Il regarde, semble photographier chaque mouvement, il dessine. Son crayon glisse très vite sur le papier, il esquisse. Les pages de son carnet se tournent au fur et à mesure des scènes retenues. La trapéziste vient de s’élancer. Chacun retient son souffle, les étoiles du cirque plein les yeux. Les enfants ont tous les yeux levés au ciel. Ciel bleu-outremer. La trapéziste s’envole, se rattrape, s’enroule, se délie, se laisse glisser. Parfois la musique vient ricocher en guirlandes de liesse sur les façades des maisons voisines. Aux fenêtres et aux balcons, des visages profitent du spectacle. Devant la foule médusée, une équilibriste enchaîne les sauts, sans filet de protection. Les spectateurs sont encouragés à applaudir ce numéro périlleux. Et puis le nom des clowns est scandé: OL-EG-et-GROCK !! OL-EG-et-GROCK !! Ils sont deux, le comique et le clown triste, celui qui fait la risée de tous. Ils déclenchent par leur arrivée explosive, les hurlements et le rire des enfants. Après l’adrénaline, place à la bonne humeur. Les situations sont grotesques mais pour une fois, on n’est pas le dindon de la farce. Les deux compères enchaînent les situations les plus cocasses et ce n’est que le final qui les réunit dans une complicité enfantine.

 

L’homme au complet noir fait crisser sa mine de graphite. Il ne détache presque pas la mine du papier. Ses yeux font des allers retours de la piste au papier. A quoi s ‘amuse-t-il? Que cherche-t-il ? Il est concentré, absorbé, presque absent dans la foule. Son regard mémorise tout, il doit tout prendre et tout retenir ! Toutes ces impressions furtives et si émouvantes . Il esquisse le clown triste avec son chapeau blanc et son teint blafard. L’autre avec le pif tout rouge, la bouche et les yeux agrandis, cerclés de blanc. Il fait des annotations de couleurs. Le clown blanc ne rit pas, il se prend les pieds avec l’échelle, renverse un pot, se cogne, fait une culbute avec son arrosoir percé et perd son pantalon…pour se retrouver assis dans un dossier de chaise ! La farce atteint son paroxysme.

 

ZAVATTA…

FRATELLINI…

GRÜSS…

 

L’homme au crayon les croquera souvent. On est dans l’après-guerre et ce dessinateur intrigue. Concentré, le cirque en plein air est un sujet tout trouvé. La piste est improvisée et la voie lactée bourrée d’étoiles sert de chapiteau. Une fois dans l’année, cette fête réchauffe les coeurs. C’est un rendez-vous attendu, simple et spontané où les comédiens viennent offrir gracieusement un moment de pure distraction. La soirée appelle à l’insouciance, la fantaisie et l’oubli des problèmes. Dans la nuit qui défie le temps, la vie se joue à huis clos, dans son petit cercle de bitume. Chacun a droit de se servir une part de rêve, de s’évader bouche bée au gré de l’évolution des trapézistes ou équilibristes. L’homme au béret marine range son carnet dans sa poche de veste. Il en ressort une pipe qu’il va bourrer patiemment et qu’il allume de plusieurs petites bouffées. Le spectacle a été un moment intense et chargé d’émotions. Il connaît tous ces gens rassemblés et eux le connaissent aussi : « il est peu causant, c’est un artiste ! » Dans la foule compacte qui le porte, il est bien. Ils ne font plus qu’un sous le faisceau blanc du projecteur. La nuit commence à se rafraîchir et les vestes se resserrent sur les épaules. Cette communion, cette ambiance précieuse et ces jeux de lumière plaisent au dessinateur. C’est beau, puissant et concentré. Tout est là pour que cet espace-temps soit consigné dans le carnet à spirales. Il voit déjà sa prochaine toile, inspiré par les couleurs et les lumières de la nuit. La fantaisie vient de s’installer dans le morne quotidien. La naïveté s’immisce dans le sérieux conformisme.

La poésie s’invite dans le train-train habituel.

Ça tombe sous le sens ! L’homme pensif ne se trompe pas en voulant immortaliser ces moments de bonheur. Moments de couleurs qui prennent toute leur intensité dans la nuit noire.

Il dessine pour pouvoir peindre. C’est encore lui qui peindra plus tard les fêtes foraines hypnotiques, qui offriraient elles aussi, leur part de rêve et d’évasions lumineuses.

Quelques lucioles et pipistrelles dansent dans le halo d’un projecteur.

Les applaudissements redoublent.

 

L’artiste a tout embarqué avec lui, il a tout pris ! Pour emporter dans ses toiles, ces gens du voyage qui osent. Il aime ces gens qui ont l’audace de vivre de leur passion, qui prennent la route comme on perd le Nord, pour offrir un spectacle, de ville en ville.

Le voyage, les trains, les bateaux, il connaît tout cela. Il sait les quais tout autant que les ports, les hommes harassés comme les filles esseulées.

L’homme qui dessine a une âme de saltimbanque. Rentré de voyage, il choisit de rester comme eux, fidèle à sa passion : PEINDRE !

Il veut passer sa vie à dire, retenir, montrer, témoigner et transmettre.

Je le regarde s’éloigner et rejoindre le directeur du cirque. Il le félicite et échangent tous deux une poignée de mains.

 

J’ai retrouvé plus tard ces roulottes tirées par des chevaux sur des toiles. Des hommes tressent des paniers, des femmes prient la vierge Noire et laissent jouer au-dehors des enfants nus, inondés de soleil. J’ai surtout reconnu dans le clown triste, le portrait grimé du dessinateur.

On lit sur ce visage les traits d’un homme qui ne peut pas rire de sa vie, qui ne peut se sentir libre ou pleinement heureux. L’artiste porte une sorte de tristesse, de douleur ou de mal-être… indicibles, incommensurables. Son regard et les tons de sa palette en témoignent.

Il exprime que la vie est belle et dure à la fois. Cette vie qu’il a délibérément choisie en devenant artiste peintre et en le restant.

Le spectacle et la fête sont partiellement enfermés dans son carnet, les scènes se succèdent sur les pages. Pas d’odeur de gaufres ou de Barbe à papa.C’est la fin de la guerre !

La tête baissée légèrement rentrée dans les épaules, les mains dans les poches, il s’éloigne dans la nuit. Ou qui sait, c’est la nuit qui l’attrape, plus noire que jamais ?

Mais dans sa tête, il organise des couleurs, il les invente.

Dans la rue du Bois Semé, il prépare déjà sa palette…

 

Il était mon grand-père.

 

Anne Escot - 10-2019

 

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Stéphane MONTET - prises de vue 11-2019
Stéphane MONTET - prises de vue 11-2019
Stéphane MONTET - prises de vue 11-2019
Stéphane MONTET - prises de vue 11-2019

Stéphane MONTET - prises de vue 11-2019

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12 octobre 2019 6 12 /10 /octobre /2019 17:51
Expositions à venirExpositions à venir

Nous avons le plaisir de vous faire part de deux expositions de Maurice Montet :

 

- du 14 décembre au 5 janvier"Le cirque de Maurice Montet".

- du 18 janvier au 3 mai"Enfances" (avec d'autres peintres).

Toutes deux auront lieu au Musée Allard

13, boulevard de la Préfecture - 42600 MONTBRISON

 

Bonne visite !

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2 septembre 2018 7 02 /09 /septembre /2018 17:24

L’exposition Maurice Montet au château de Riorges en septembre-octobre 2017 aura été sans nul doute le point d’orgue de l’année ainsi qu’un événement majeur dans la vie de l’association qui compte à ce jour deux expositions rétrospectives. Elle aura ravivé les braises de l’oeuvre du peintre, placé Maurice Montet sur le devant de la scène, rassemblé la communauté de ses nombreux admirateurs et laissé des traces par son catalogue et les articles de presse. Goûtons au plaisir de nous re-plonger dans cette atmosphère…

Stéphane MONTET

 

Retour sur l'exposition de Riorges
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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 15:23

 

On aurait pu croire que le groupe Arc en ciel, créé par Maurice Montet en 1938 avait disparu en même temps que l’artiste. C’était compter sans le feu sacré de ceux qui l’admiraient et l’aimaient. Aujourd’hui l’association éponyme perpétue son souvenir et regroupe une trentaine d’élèves dont l’âge va de 11 à 14 ans pour les plus jeunes à 70 ans. N’y a-t-il pas là plus beau témoignage de fidélité à Maurice Montet et à l’Art en général ? Georges Roget, professeur d’art plastique à la retraite et ami de longue date de Maurice Montet aura donné des cours durant 27 ans à ses élèves avant de tirer sa révérence en cette fin d’année 2016. Cette année, Arc en Ciel a choisi Maurice Montet comme thématique afin d’en faire la promotion. Elle l’a fait d’une manière très originale en laissant la liberté aux élèves de reprendre une vingtaine de ses œuvres en les réinterprétant et en leur donnant une touche plus contemporaine, en effectuant un travail à quatre mains ou encore en utilisant encore la technique de la superposition. L’association, sous la houlette de son président Charly Argaud récemment décédé, a ainsi pu exposer sa contribution dans une vitrine idéalement située place du commerce durant le mois de septembre, à l’occasion de la fête de Thizy.

 

Pour rappel le groupe Arc en Ciel avait été créé par Maurice Montet avant la guerre avec René Merlin, futur beau-frère de Maurice. Ce groupe, auquel Maurice Utrillo, peintre ami, apporte son soutien en 1938, regroupe des artistes, quelle que soit leur activité pour mettre leur art en commun. Il y trouve le remède à « l’isolement intellectuel et artistique dans lequel sont souvent plongées les petites villes et plus particulièrement Thizy ». Arc en ciel prendra son essor en 1947 et regroupera des lettrés, des sculpteurs, des peintres, des musiciens, dont René Merlin. L’une des principales activités consistait en l’organisation d’un salon auquel Montet invitait d’autres de ses amis.

 

Maurice rassemblera ainsi, à l’instar de sa vie entière, des chaînes d’amis qui étaient également ses admirateurs. On trouvera ainsi l’académicien Armand Lanoux, l’écrivain Bernard Clavel, le cinéaste Pierre Etaix, des peintres comme Maurice Utrillo, Jean Puy, René Margotton, Mick Micheyl ou encore Annie Fratellini, fondatrice d’une école de cirque, qui influencera Maurice en matière de clowns, d’animaux et de gens du voyage.

 

Le peintre, ainsi que de nombreux artistes s’illustreront notamment dans la restauration, durant dix ans, de la chapelle St Georges de Thizy au cœur roman de 1080, alors à l’abandon.

 

Stéphane MONTET

Arc en ciel fait perdurer la mémoire
Arc en ciel fait perdurer la mémoire
Arc en ciel fait perdurer la mémoire
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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 15:52

Le coup de crayon de Maurice Montet

 

 

 

Bienvenus aux inconditionnels de Maurice MONTET, ainsi qu'à ceux qui le découvrent ! Voici une sélection de 69 croquis inédits ! Les techniques utilisées sont le feutre noir ou coloré, le bois gravé, l'encre de Chine, le crayon et la sanguine.

 

Bonne visite !

 

Bien cordialement,

 

Stéphane Montet

 

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

 

Que Maurice avait du talent au bout de son crayon, beaucoup en conviendront. Si nombreux sont celles et ceux qui connaissent ses tableaux, beaucoup méconnaissent ses croquis et esquisses. Et pourtant ils sont d’importance capitale car ils représentent tout le travail de fonds de l’artiste et révèlent l’habileté de son trait et sa capacité à saisir ce que Henri-Cartier Bresson nommait l’instant décisif. Ce sont des états d’âme, des attitudes ou des scènes qui ont marqué la sensibilité du peintre et qu’il projette et fige sur le papier dehors, le carnet à la main, mais aussi quelquefois à la sauvette, dans l’atmosphère lourde et enfumée d’un café, au restaurant sur le coin d’une nappe de table… ou encore chez lui à la maison du Bois Semé, devant la télévision. En quelques traits, il sait capturer une scène et en faire une étonnante synthèse(1). Beaucoup de croquis et d’esquisses demeureront enfouis dans les carnets sans donner lieu à quoi que ce soit. Certains seront ratés ou sans intérêt particulier. Mais certains, comme une deuxième naissance, seront retravaillés et donneront vie à des tableaux.

 

Avec les croquis défile la vie du peintre avec ses coups de blues, ses coups de cœur ainsi que l’intimité des siens. Avec eux défile une époque révolue où le lait était livré en voitures à cheval, où l’on passait tant de temps dans les cafés, où l’on portait chapeaux et casquettes, où les gitans parcouraient le monde en roulottes tirées par des chevaux. Tous ces instants de paix, de fêtes, de temps ordinaire, tous ces instants d’intimité ont été figés pour toujours sur le papier. Et Maurice le réalisait bien lorsqu’au soir de sa vie, il exécuta son dernier autoportrait (2) dans la solitude de sa chambre d’hôpital. C’est pourquoi il est merveilleux de pouvoir ré-ouvrir les pages d’un temps oublié et révolu et de s’imaginer les revivre.

Son « baiser de Judas » (3) me fait songer que Maurice Montet n’a jamais trahi la réalité. Il l’a toujours fidèlement retranscrite et sublimée.

 

-1- Le cheval de cirque, la scène de bistrot.

-2- Voir le croquis

-3- Voir le croquis

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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 19:54

 

Maurice Montet et la nuit

 

25.264 23-08-2014 11-54-22

 

Bienvenus aux inconditionnels de Maurice MONTET, ainsi qu'à ceux qui le découvrent ! Voici une sélection de 30 oeuvres illustrant la nuit.

 

 

Bonne visite... et n'oubliez pas l'assemblée générale annuelle de l'association Maurice Montet qui aura lieu le dimanche 27 septembre 2015 à 9h30 à l'Hôtel de ville de Thizy !

 

Vous y êtes cordialement invité ! Entrée libre.

 

Cordialement,

 

Stéphane Montet

 

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

 

Les tableaux de Maurice Montet montrant la nuit se déclinent à l’image de sa vie. Comme le jour a son pendant la nuit, ils nous en montrent à la fois l’envers et l’endroit, bien souvent à travers un voile persistant de mélancolie. Nombreux sont les tableaux qui en portent la marque indélébile. La nuit, Maurice Montet l’a bien souvent côtoyée. Il l’aimait au point de la mettre souvent en scène : défilés, fêtes foraines, filles de rue, gares, etc. Lui qui aimait tant parcourir le monde et se perdre sous des cieux qui n’étaient pas les siens, sans doute lui permettait-elle de satisfaire son goût d’ailleurs et d’oublier ce qui le tourmentait. La nuit est cette antichambre laissant espérer que demain sera meilleur que la veille. Elle est pour certains, le refuge du jour et naufrage pour d’autres. Pour d’autres encore, travailleurs nocturnes, la nuit est comme le jour, naissant au crépuscule et s’achevant à l’aube.

 

Alors, la nuit s’avance avec ses ombres et son côté obscur. Les rues sont sombres, les lumières rares, les personnages plus souvent suggérés que détaillés. Ils sont souvent fantomatiques, énigmatiques voire inquiétants. Certains semblent errer sans but, livrés à eux-mêmes. Ils semblent hanter la nuit, esseulés sur le quai d’une gare ou encore blottis dans la pénombre.

 

De l’autre côté, il y a la nuit magique, spectaculaire, celle qui a le pouvoir de transformer le monde, celle qui sait métamorphoser les rues et la ville toute entière, leur conférant ainsi une dimension inédite. C’est une nuit de couleurs chaudes, de rires et de joie. C’est la nuit des cafés où l’on semble distinguer la rumeur animée, la nuit des fêtes foraines et des défilés où les couleurs explosent comme autant de somptueux feux d’artifices.

 

Maurice Montet exprime toute la dualité de sa personnalité dans ses toiles, celle des matins qui chantent tout comme ceux de détresse. Consciemment ou inconsciemment, en portant toute cette diversité dans ses toiles, il a su témoigner du monde fascinant de la nuit.

 

Accéder à l'exposition temporaire.

 

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 21:38

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Maurice MONTET peintre autodidacte

www.mauricemontet.over-blog.com

Genre Réaliste et Fauve de style expressionniste

Né à ROANNE(42) le 26 Mars 1905 - Décédé à THIZY(69) le 6 Juillet 1997

 

 

Prix obtenus :

- 1er Prix au Salon de la ville de ST DIE en 1937.

 - 1er Prix Salon des Indépendants Graveurs à COLMAR en 1938

 - 1er Prix Jeux Floraux de Normandie à CAEN en 1947

- 1er Prix Salon de Printemps à VILLEFRANCHE/SAONE en 1947

 - 1er Prix de Dessin et Peinture à l’Exposition des Artistes de l’Enseignement à LYON en 1948

 - 1er Prix au Salon de la ville de ST DIZIER en 1950

 - Médaille d’or Salon des Artistes du Bâtiment Groupe Paris/Lyon en 1955

 - 2ème Prix de la Kermesse aux Etoiles à PARIS en 1957 ( en aquarelle)

 - Médaille d’or H.C à la Ste Lyonnaise des Beaux Arts à LYON en 1958

 - Galerie Royale à PARIS, sélectionné en finale par jury du Grand Prix d’Hiver 1959 sur 30 peintres

 - Diplôme d’ Honneur au Salon International de l’Art Libre à PARIS, en 1959

 - 1er Prix Exposition Internationale de DEAUVILLE en 1970

 - Médaille d’or H.C Gd Prix International de Peinture JUAN LES PINS en 1972

- Médaille d'argent au salon international de la peinture au palais des Papes à Avignon en 1984

- Plusieurs acquisitions d’Etat et Ville de PARIS.

- Figure dans plusieurs Musées PARIS/ Province

 

Expositions :

Près de 450 Expositions : avec les Amis des Arts de ROANNE et de GIVORS, 40 salons du Groupe ARC-EN-CIEL à THIZY (dont il était le fondateur et le président), avec le Grpupement des Artistes du Beaujolais à VILLEFRANCHE/SAONE, avec la Ste Lyonnaise des Beaux Arts et Salons Regain à LYON, Confrontations à AMBIERLE, Maîtres Contemporains avec la Galerie SEVIGNE à VICHY, à PARIS Salon des Peintres « témoins de leur temps » au Musée GALLIERA, Salons des Indépendants et Salons de l’Art Libre. Expositions particulières Parisiennes : André WEIL , Marcel BERNHEIM, Pierre PARA, Monique DE GROOTE, Galerie d’art Sacré, Galerie Royale, Galerie PELLETAN- HELLEU, contrat de 1952 à 1957 avec l’Expert en tableaux André SCHOELLER. En Province, a exposé dans une centaine de communes.

Expositions à l’étranger : SUISSE, LUXEMBOURG, BRESIL, USA, ANGLETERRE, ALLEMAGNE, BIELORUSSIE, CANADA, BELGIQUE.

 

Distinctions :

Médaille d’Argent « Arts Sciences Lettres » Ville de PARIS en 1948

Officier des Palmes Académiques en 1949

Officier de l’Instruction Publique en 1957

Médaille du Mérite Civique en 1967

Chevalier des Arts et Lettres en 1978

 

Bibliographie :

1 ) L’Inconnu de THIZY » Editions du Cuvier à VILLEFRANCHE/SAONE en 1959, écrit par Michel AULAS Reporter du PROGRES-LYON , préfacé par l’Ecrivain Armand LANOUX qui deviendra Président de l’Académie GONCOURT. Il sera publié à nouveau en 1997 par les Editions Xavier LEJEUNE.

 

2 )Illustration par MONTET du livre « Les Contes de Jean-Pierre » de l’Ecrivain Louis MERCIER, Editions HORVATH à ROANNE en 1972.

 

3 )Les Editions Charline ALBAN à ROANNE publient un livre « Maurice MONTET Peintre Populiste écrit par Dominique BURNICHON et Joël CORRE en Décembre 1980.

 

4 )Les Editions CESURA à LYON publient un livre écrit par Madame DUPOYET- METTLING « Rencontre avec MONTET » en 1991, préfacé par Michel MERCIER, Sénateur-Maire et Président du Conseil Général du Rhône »

 

En 2005, pour le centenaire de MONTET, et suite à sa rétrospective, l’Ecomusée du Haut- Beaujolais à THIZY, publie un livre « MONTET 1905-1997 » préfacé par Michel MERCIER Maire honoraire, Président du Conseil Général du Rhône, les textes de Eric BALLANDRAS, Directeur de Publication Madame Anne BARRE.

 

Thèmes :

Fêtes foraines, Défilés, retraites aux flambeaux, Cirques, Terrasses et intérieurs de « Bistrots », Natures mortes, Fleurs, Portraits, Chevaux, Attelages , Ports maritimes, les gens du voyage (gitans), Gares ferroviaires, Paysages, Marines, œuvres religieuses ( Chapelle St Georges, enterrements, Christ en croix, Processions, Enfant de chœur) autant de sujets traduisant l’œuvre populiste de MONTET.

 

Création :

Association « Œuvre de Maurice MONTET Peintre » à 69- THIZY le 28/6/2001. L’inventaire de l’œuvre est en cours depuis le 2/1/1996.

 

Techniques :

 

Huile, Gouache, aquarelle, pastel, lavis , encre de chine , brou de noix, sanguine, monotype, eau forte, lithogravure, bois gravés, croquis.

 

Contact archiviste : MONTET Jean : jjmontet@sfr.fr


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