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Présentation

  • : Maurice MONTET
  • Maurice MONTET
  • : Site officiel du peintre Maurice MONTET. Pour découvrir ou redécouvrir l'oeuvre de ce peintre français (1905-1997) originaire du Rhône, s'incrivant dans la lignée du courant impressionniste.
  • Contact

Quelques mots...

 

Maurice Montet, présent sur le net depuis le 21 août 2006, aurait-il un jour imaginé se retrouver, lui et son oeuvre sur le net ? Petit fils parmi ses nombreux petits enfants, je m'emploie ainsi que tous les membres de l'association éponyme, à faire connaître et valoriser l'oeuvre immense de l'artiste qu'était mon grand père. A ce jour plus de 5 200 oeuvres picturales sont recensées ! Et le travail de recherche se poursuit ! J'ai l'ambition de faire vivre cette grande richesse, aujourd'hui disséminée dans le monde entier sur cet incontournable médium qu'est devenu internet.

 

Aujourd'hui, le site comptabilise plus de 16 800 visites, correspondant à plus de 90 300 pages visitées ! Profitez de l'exposition thématique consacrée au "coup de crayon" de Maurice Montet avec 69 oeuvres inédites à découvrir. Ne ratez pas la rubrique "témoignages"  qui compte 16 contributions pour découvrir plus finement qui était "le maître de Thizy" (expression d'Armand LANOUX).

 

Et si vous possédez des oeuvres non répertoriées de Maurice Montet, faites vous connaître en contactant l'association afin qu'elles puissent être prises en compte pour le catalogue raisonné actuellement en chantier. 

 

La structure du site étant interactive, livrez-nous votre ressenti en cliquant dans "ajouter un commentaire" (voir en bas de chaque article) !

Et pour transmettre des photos de tableaux, merci de les adresser à l'adresse suivante : rene.montet@orange.fr - merci d'avance de votre précieuse collaboration !

 

A bientôt... sur le site et bonne visite ! :)

 

Bien cordialement,

 

Stéphane MONTET

 
PS : soyez les bienvenus sur "Universall", site personnel de photographie.
 


IMG 5540 

Bon à savoir !

NOUVEAU !!! NOUVEAU !!! NOUVEAU !!! NOUVEAU !!!

 

 

EXPOSITION TEMPORAIRE :

Depuis le 14 octobre 2015, après les autoportraits de Maurice Montet, le cirque, la Nature, le voyage, la fête, les cafés, les portraits et la nuit, voici une nouvelle exposition temporaire consacrée au "coup de crayon" de Maurice Montet et la nuit, à travers 69 oeuvres.

 

TELEPHONE MOBILE :

Votre blog en version mobile ! Vous pouvez consulter votre blog depuis votre mobile ! Votre blog est optimisé et compatible avec tous les téléphones du marché. Vous pouvez consulter votre blog directement à l'adresse suivante :

http://mauricemontet.over-blog.com/m/

 

VIDEO :

A noter également au chapitre du multimédia, une vidéo de René Montet qui nous explique l'alpha et l'oméga de l'association Maurice Montet (rubrique "l'association").

 

28 août 2006 1 28 /08 /août /2006 14:37

 

Maurice MONTET posant -cigare aux lèvres- dans son jardin du Bois Semé en 1991  

 

 

 

Maurice est un enfant hyper sensible et rêveur. Il est secret et d’une nature taciturne. Comme une douleur lancinante, Maurice ressent durant toute son enfance un déficit affectif frustrant. D’abord par sa mère, dure et fragile des nerfs dont l’affection certaine se révèle trop lointaine pour que Maurice ne vienne lui confier ses chagrins. Par son père, Elie, peu démonstratif, qui possède un grand charisme et que Maurice admire particulièrement. Entre eux, il y a à la fois distance et incompréhension. Par sa place dans la famille, partagé qu’il est entre l’intérêt porté à son frère, Edgard, et sa sœur cadette, Camille. Par le vouvoiement de ses parents aussi, contrairement à Camille la cadette, ce qui creuse un peu plus de distance. Par la pension qui l’éloigne un peu plus de l’affection de ses parents et qu’il ressent avec souffrance. Maurice, a l’impression d’être le souffre douleur de la famille. Il gardera de son enfance difficile un goût amer, ayant intimement le sentiment d’en avoir été prématurément dépossédé. Elle sera marquée par une perpétuelle soif affective qu’il ne saura jamais combler et qui le poursuivra toute sa vie. Il en résultera ce tempérament d’écorché vif chronique.

De son père, Elie, ouvrier par raison et talentueux comédien de théâtre amateur par passion, Maurice hérite un tempérament d’artiste. L’incompréhension entre eux subsistera durant tout son vivant. Son père, agonisant, en témoignera, confiant à Maurice que s’il avait su, il lui aurait fait prendre des cours de peinture.

La femme, incarnée par sa mère, semble constituer un refuge affectif. Maurice recherchera vraisemblablement en Marguerite un écho à ses interrogations et à ses états d’âme en même temps qu’une mère grâce à laquelle il espérera étancher son déficit affectif et faire évanouir ses angoisses. Marguerite, personnage essentiel, justement appelée « Maman » ou « la Mère », par Maurice. Marguerite, pleine de bonté et de courage. Marguerite pleine de constance et de patience. Marguerite, première critique, dont l’avis sera toujours sollicité et incontournable moitié de Maurice. Elle lui donnera 7 enfants, absorbant à la fois temps et affection. Maurice devra s’en contenter et se résigner à ce que la mère prenne le pas sur l’épouse et que femme, elle lui échappe d’une certaine manière.

 

Maurice, l’angoissé, Maurice l’anxieux, Maurice le mal-assuré, sera longtemps torturé par le dilemme : travailler pour nourrir sa famille en reléguant sa passion au second plan ou vivre totalement pour celle-ci, au risque de sombrer dans la misère. La misère il la connaît bien, avec la hantise des lendemains, les salaires à peine suffisants pour nourrir la famille, la précarité des ventres vides et le souci lancinant des enfants malades. 

 

Maurice est un angoissé, un mal assuré qui aime goûter la solitude. Aussi, il déteste la mondanité des vernissages, leur côté promotionnel, leurs joutes oratoires et leur maniérisme. Sa difficulté à supporter la contradiction rendent agaçantes les questions des critiques. Son regard est froid. Il a du mal à sourire. Maurice, iconoclaste. Maurice patient et laborieux et opiniâtre. Maurice insondable, parti sur une mer sans jamais en atteindre le rivage. Maurice énigmatique.

Maurice appartient avant tout au peuple, à sa misère et à ses souffrances. Autodidacte, il ne connaît de style académique que son style personnel répondant davantage aux exigences de ses révoltes, de ses angoisses, qu’à de froides techniques. Il peint avec ses tripes. C’est pour cela que son thème de prédilection est la rue. La rue avec ses petites gens, ses souffrances quotidiennes et ses drames. La rue avec ses scènes pleines de spontanéité et d’humilité. Dans la rue, il retrouve et exorcise les fragments de vie et de souffrances qui l’ont marqués pour toujours.

Maurice marquera une évolution notoire en réalisant le rêve du père qui devra reléguer sa passion au second rang durant toute sa vie. Plus fou ou plus avide de liberté et d’anticonformisme, il saura tout abandonner des contingences de la vie professionnelle. Ainsi  pourra-t-il s’accomplir en s’adonnant tout entier à son Art en emmenant sa famille dans son aventure.

Maurice est croyant et fervent pratiquant. Il fait preuve d’une foi ardente, se révélant notamment très attaché au culte de la Vierge Marie, qui semble constituer pour lui l’incarnation divine de la femme. Il se verra souvent traité de « calotin ». La religion, il en attend beaucoup, mais peut être encore bien plus de Dieu. Elle est pour lui synonyme d’espoir, de refuge, parfois de déception lorsqu’elle se révèle fort éloignée des impératifs de la rue et du quotidien.

 

Maurice est un humaniste. Il croit en l’homme et espère un ordre meilleur auquel peut contribuer la morale religieuse, plus que le Clergé. Il se révèle en effet très méfiant des ordres établis, sûrs d’eux même et des principes qu’ils distillent. Ainsi le sera-t-il notamment du Clergé, du syndicalisme, de la démagogie. Il refuse la misère, l’injustice, la violence et les tutelles.

Maurice est sincère, jusqu’à en être bourru et violemment colérique. Sa mauvaise humeur est légendaire. Il est modeste aussi. Son calme, ses longs silences et la fumée bleue de sa pipe parlent pour lui. S’il est extrêmement pudique et aime goûter la solitude, il apprécie plus que tout d’être entouré et d’échanger. Aussi, toute sa vie sera jalonnée d’amis et de connaissances très nombreux qu’il sera côtoiera à sa maison du Bois semé à Thizy, dans ses expositions, dans ses associations -Arc en ciel, groupe des 9- ou encore au café. Il est fidèle en amitié, valeur qu’il considère comme inestimable.

Maurice et les épreuve du deuil. Sa nature d’hyper sensible les ressentira comme autant de coups de poignards qui l’atteindront. Il connaîtra successivement les souffrances de la mort de ses parents qui le laisseront orphelin, notamment celle de sa mère qui disparaît à 57 ans, mais aussi de la petite Marie-Thérèse, enfant bleue, qui ne survivra que 17 jours.

Quant à l’Art pour Maurice, c’est à la fois un besoin de s’exprimer et un refuge, à l’image de son atelier où il s’enferme si fréquemment à l’aube pour travailler sans relâche et peindre. Dans la peinture, activité mystique et exigeante, il trouve apaisement, libération mais aussi impuissance. Si elle a le pouvoir de le rasséréner, elle peut aussi le décevoir, lui qui est terriblement exigent, et le rendre malheureux notamment lorsqu’il a la certitude de ne pas être compris.

Tous les non-dits, toutes ses frustrations, se retrouvent dans sa peinture, domaine d’excellence où il s’exprime le mieux. Peindre n’est pas un loisir pour lui mais un combat. Peindre lui permet de vider son sac, de maudire, d’insulter, de provoquer, de rêver aussi. Il conçoit l’art comme destiné au peuple. Peindre lui permet de trouver un peu d’opium pour soigner les chimères qui le torturent. Alors, souvent il s’évade dans son atelier pour échapper à son travail, à sa famille et à la société. Ce n’est que lorsqu’il peint, qu’il est en paix avec lui-même.  

 

 

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