

Bonjour !
Voici 25 œuvres de Maurice MONTET illustrant le thème du voyage. Venez les contempler dans la rubrique album. Vous êtes conquis ? Laissez votre commentaire en cliquant dans "ajouter un commentaire" (voir en bas de chaque article) !
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Le thème du voyage
Le voyage, le lointain sont des thèmes qui ont taraudé toute l’existence de Maurice MONTET. Besoin de partir ou de fuir la réalité ? Besoin de renouvellement, de s’emplir de nouveaux paysages ? Besoin de vivre des moments inédits ? Il y a du vrai dans tout cela. Il s’y ajoute une incommensurable part inconsciente.
Ce thème récurrent du voyage se retrouve dans son œuvre picturale à travers trois principaux sujets : les ports et la batellerie, les gares ferroviaires, les gitans et leurs roulottes.
La marine est un thème cher à Maurice MONTET, lui qui y consacrera quatre années de son existence. D'abord dans la marine marchande sur le cargo « l’Andromède », ensuite dans la marine militaire en embarquant dans le sous-marin « Le Regnault ». Il découvrira ainsi des terres lointaines de rêve à l'image des Antilles, du Panama , de Tahiti, royaume éclatant de Gauguin. Il découvrira également la nouvelle Calédonie et l’Australie. Ses tableaux retranscrivent les ambiances effervescentes des ports, des docks. On observe les cargos aux cheminées fumantes, prêts à lever l’ancre. On croirait entendre retentir leurs cornes de brumes. On observe un batelier décrocher les amarres, on assiste aux tâches des dockers. On ressent très fortement ce climat d’ébullition et d’excitation propre à cette période qui précède le départ et l’accession à l’inconnu.
Les gares et les trains symbolisent également le thème du voyage, du départ vers d’autres destinations, vers d’autres inconnus. Le mouvement est omniprésent : voyageurs se déplaçant avec leurs bagages, trains à vapeur à l’arrivée ou au départ , leurs cheminées dégageant d’épaisses colonnes de fumée.
Enfin, les gitans auront souvent eu les faveurs de Maurice MONTET. Il faut croire qu’il se retrouvait dans leur existence, à la marge d’un conformisme social oppressant. Enviait-il leur nomadisme, leur absence d’attaches comme le cargo qui l’avait emmené et qui ne s’arrêtait au port que pour repartir ? A ceux qui préfèrent fortune et gloire, lui, admirait ces habitués du voyage et leurs drôles de maisons sur roues tirées par des chevaux. On observe ainsi les gitans posant dans un écrin de nature devant leurs roulottes, les femmes s’occupant des petits, les hommes occupés à des travaux de vannerie. Les chevaux broutent aux alentours, il se dégage un sentiment de quiétude, mais aussi de précarité... la même que connut aussi la famille MONTET.
Bonne visite !
Stéphane MONTET



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