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Présentation

  • : Maurice MONTET
  • Maurice MONTET
  • : Site officiel du peintre Maurice MONTET. Pour découvrir ou redécouvrir l'oeuvre de ce peintre français (1905-1997) originaire du Rhône, s'incrivant dans la lignée du courant impressionniste.
  • Contact

Quelques mots...

 

Maurice Montet, présent sur le net depuis le 21 août 2006, aurait-il un jour imaginé se retrouver, lui et son oeuvre sur le net ? Petit fils parmi ses nombreux petits enfants, je m'emploie ainsi que tous les membres de l'association éponyme, à faire connaître et valoriser l'oeuvre immense de l'artiste qu'était mon grand père. A ce jour plus de 5 200 oeuvres picturales sont recensées ! Et le travail de recherche se poursuit ! J'ai l'ambition de faire vivre cette grande richesse, aujourd'hui disséminée dans le monde entier sur cet incontournable médium qu'est devenu internet.

 

Aujourd'hui, le site comptabilise plus de 16 800 visites, correspondant à plus de 90 300 pages visitées ! Profitez de l'exposition thématique consacrée au "coup de crayon" de Maurice Montet avec 69 oeuvres inédites à découvrir. Ne ratez pas la rubrique "témoignages"  qui compte 16 contributions pour découvrir plus finement qui était "le maître de Thizy" (expression d'Armand LANOUX).

 

Et si vous possédez des oeuvres non répertoriées de Maurice Montet, faites vous connaître en contactant l'association afin qu'elles puissent être prises en compte pour le catalogue raisonné actuellement en chantier. 

 

La structure du site étant interactive, livrez-nous votre ressenti en cliquant dans "ajouter un commentaire" (voir en bas de chaque article) !

Et pour transmettre des photos de tableaux, merci de les adresser à l'adresse suivante : rene.montet@orange.fr - merci d'avance de votre précieuse collaboration !

 

A bientôt... sur le site et bonne visite ! :)

 

Bien cordialement,

 

Stéphane MONTET

 
PS : soyez les bienvenus sur "Universall", site personnel de photographie.
 


IMG 5540 

Bon à savoir !

NOUVEAU !!! NOUVEAU !!! NOUVEAU !!! NOUVEAU !!!

 

 

EXPOSITION TEMPORAIRE :

Depuis le 14 octobre 2015, après les autoportraits de Maurice Montet, le cirque, la Nature, le voyage, la fête, les cafés, les portraits et la nuit, voici une nouvelle exposition temporaire consacrée au "coup de crayon" de Maurice Montet et la nuit, à travers 69 oeuvres.

 

TELEPHONE MOBILE :

Votre blog en version mobile ! Vous pouvez consulter votre blog depuis votre mobile ! Votre blog est optimisé et compatible avec tous les téléphones du marché. Vous pouvez consulter votre blog directement à l'adresse suivante :

http://mauricemontet.over-blog.com/m/

 

VIDEO :

A noter également au chapitre du multimédia, une vidéo de René Montet qui nous explique l'alpha et l'oméga de l'association Maurice Montet (rubrique "l'association").

 

13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 17:39

 

 

L’association André COLAS -Maurice MONTET est une longue histoire. Elle débute quand, sage-femme à Thizy j’accouche Jeannine BERERD de Françoise, la première petite fille du peintre. C’est à cette occasion que nous faisons connaissance. C’est plutôt André qui a été ami et disciple de Maurice MONTET.

En 1950 lors de travaux dans la maison il rencontre MONTET qui va lui fabriquer des éléments en fer forgé. Puis, après la cessation d’activité de sa confection, changeant d’employeur, André COLAS a besoin de quatre témoins de moralité, Maurice en sera un.

Bien vite André et Maurice vont se trouver des points communs : Maurice déjà très connu pour sa peinture trouve en André un admirateur inconditionnel. Deuxième volet il va vite partager avec le peintre son intérêt pour tout ce qui touche le patrimoine historique du secteur.

André et Maurice s’entendent comme larrons en foire. Ils ont l’habitude de se retrouver avec quelques amis à l’heure de l’apéritif pour boire ensemble : » un petit côte ». Il y a là ANTONIOTTI, Roger CHEVALIER, LE CURE DE LA CHAPELLE ……… André comme Maurice aime l’atmosphère chaleureuse de ce lieu où ils se retrouvent entre amis. MONTET est un phénoménal observateur qui en saisit toutes les composantes. Pour ensuite les restituer dans ses » scènes de bistrot ».C’est là que MONTET trouvera nombre de ces visages pittoresques qui ont enrichi sa galerie des portraits. Et MONTET traite tout cela à la gouache ce qui est un permanent défi tant cette discipline demande une grande maîtrise. Qui ne connaît pas GONACHON, MIMI GOUJAT ou KIKI DEBIESSE peints sous les angles par MONTET ne connaît rien du peintre. André COLAS sera à deux reprises peint par MONTET

Colas est aussi l’Ami dévoué qui remonte MONTET chez Lui à la sortie du café.. Et qui lui permet de se déplacer en maintes circonstances pour aller à une visite éloignée ou à des expositions.

André COLAS et Maurice MONTET furent de bons amis.  Quand  ANDRE mourut en 1991 je suis allée à la cure pour préparer les funérailles. J’y ai rencontré MAURICE venu  demander des messes pour son ami. Je ne suis pas « fleurs » s’excusa-t-il auprès de Danielle. Cette rencontre m’a beaucoup marquée. Mais je savais que MONTET était un catholique de conviction. 

 


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18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 17:25

 

 

 

 

 

Témoignage de Auguste SUCHEL, ancien voisin rue du Bois Semé à Thizy de la famille MONTET.

 

Décembre 2006.

 

 

« Guite* » (* Diminutif de Marguerite) et moi, nous l’appelions « Maurice »… un privilège !! tant cet artiste peintre avait déjà de la notoriété ; Il va sans dire que nous entretenions d’excellents rapports de bon voisinage.

Doté d’un fameux caractère, il ne fallait pas chatouiller Maurice où ça le démangeait. ! « Guite » lui lance un jour : « Maurice, quel beau temps aujourd’hui, le ciel est merveilleusement pur, cela doit vous inspirer ! »

« N’insistez pas « Gitou », je n’aime que la pluie ! » Et comme il avait raison. La preuve : ses plus beaux chefs- d’œuvres : des paysages de pluie qui éclaboussent un arc-en-ciel de couleurs.

Proche voisin, souvent il nous conviait chez lui pour « téléviser » ou écouter quelques chanteurs célèbres. Il avait tout autour de lui quelques toiles favorites,  des lettres d’UTRILLO, de JEAN PUY qui l’encourageaient, reconnaissant son incontestable talent. En sa compagnie et son entourage nous nous sentions bien. Marguerite, son épouse s’éclipsait discrètement  à la cuisine s’absorber dans ses mots croisés.

Notre première petite toile : une carriole et son haridelle ; première facture à dominante de vert et de rouge. Nous lui réglons 50 FRS en 1956. Nous y tenons particulièrement, n’avait-il pas lui-même élaboré le cadre. Du Montet dans son jus !

Par amitié, lors de notre mariage, il nous offre un lavis d’une rue de Corse où vit son frère. Vers mon bureau elle est en pendant avec la « tronche » rougeaude de notre menuisier écologique : René DEBIESSE. Passant un jour, avec Maurice, devant sa devanture aussi crasseuse qu’hétéroclite, nous entrons.

« KIKI » il l’appelait ainsi. Je veux te faire ton portrait !! Petit grognement de l’intéressé. Bref, un litre de vin assura le transfert sur le carnet de croquis.

Sans me prétendre collectionneur, nous possédons quelques excellentes œuvres du Maître :

« Soir de Fête » empreint de tristesse, où le brouillard suspendu des feux de bangale annonce la fin de la fête ; chacun rentre chez soi.

« Défilé aux flambeaux » rue des Terreaux  (peu importe) feu de Bengale vert à l’arrière, rose à l’avant, le tout se reflétant aux contours des fenêtres et chéneaux.

Notre « coup de cœur » avec un autre, minuscule petite merveille, le dessin à la plume de « cadet Cholet », pauvre hère, retrouvé par hasard en exergue d’un menu. En 1926 mon père avait écrit une revue thizerote « Ohé, Cadet ». Gros succès. Bien sûr notre cadet en était le point de mire. A en juger du cadet de la photo générale de la revue et de notre dessin, ce sont deux authentiques jumeaux. On ne peut faire mieux.

Au gré des années nous faisons acquisition de gouaches et huiles. Deux ont été offertes à nos enfants : effet de pluie dans les rues de Paris où la nuit devient un véritable festival, tant le floue des lignes se mêle à l’éclat des enseignes lumineuses et des lampadaires, autant de vibrations incandescentes dont Maurice a la maîtrise.

« Guite », dite « Guitou » a acquis une très belle gouache : un bouquet de pivoines aux pétales nacrés blancs et roses ; son coup de foudre. A la cuisine un bouquet tricolore, coquelicots, marguerites, bleuets.

Dois-je l’avouer, à l’indignation justifiée de mon épouse, j’ai troqué notre huile grand format : « la gare de Pantin »  avec un quidam qui m’a refilé deux médiocres croûtes en échange. Effectivement ce tableau me fichait le cafard : ce train qui crachait une fumée opaque, les flaques d’eau trouble au sol, deux trois ouvriers partant à leur triste besogne. Ca n’était pas les lendemains qui chantent ! C’en était trop d’y retrouver pou moi la mélancolie solitaire dans les lugubres plaines de l’Aisne. Comme quoi parfois l’emprise de certaines de ses toiles parmi les plus prestigieuses s’avèrent insoutenables tant la misère et la désespérance y sont fortement présentes. Il faut l’avouer, un prodige tout de même ! C’est en cela que l’on reconnaît la veine d’un grand artiste, qui vous fait rentrer d’emblée dans son spleen intime………

Tu me disais, René, lors de notre entretien : » Maurice m’est aussi quotidiennement présent dans son Oeuvre certes, mais surtout dans son souvenir gratifiant »

En conclusion, je te renouvelle mon témoignage Arc-En-Ciel. A la libération Mai 1945, après l’éprouvante occupation allemande, nous en découvrions toutes les atrocités. L’on en prenait plein la gueule, désemparés, ne sachant à quelles valeurs se référer. Maurice a su concrétiser nos idéaux à la dérive, les personnaliser en animant avec René MERLIN cet arc-en-ciel tout accueil et créations artistiques. Chacun y combla ses aspirations insoupçonnées. Tout cela partagé dans un vrai bonheur, une authentique émulation.

 

 

UN GRAND MERCI, MAURICE.


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18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 17:13

Témoignage de son fils René MONTET.


 

Il ne m’est pas possible de poursuivre la quête de témoignages chez ses amis sans y ajouter une touche particulièrement importante et personnelle sur la mystique et la profondeur spirituelle de mon Père, Maurice MONTET.

Quand je suis allé préparé la messe de funérailles avec le Père DESROCHES, curé de Thizy, celui-ci m’accueillit par cette phrase : » J’ai passé avec votre Père une heure d’une IN-TEN-SI-TE EXCEPTIONNELLE ! » J’en étais convaincu. Vais-je savoir retracer quelques lignes de son parcours intime vers cette ultime étape ?

Né au Faubourg Mulsant à Roanne le 25.03.1905 il fut baptisé le 2/4/1905 en l’Eglise STE ANNE.

Mes souvenirs débutent avant la guerre de 1939. Quand j’ai vu mon père sculpter une petite statue de Ste Thérèse de L’Enfant Jésus. Elue gardienne de la famille MONTET  Elle semble avoir à plusieurs occasions ( ?) justifié la confiance familiale au cours de ses tribulations. Le dimanche,  Jour du Seigneur, est une fête. Nous habitons loin de l’Eglise de Thizy, mais sommes toujours les premiers arrivés  pour la messe dominicale à 6 heures du matin. Le fait d’être à jeun nous vaut de temps à autre de « tomber dans les pommes ». A la maison MONTET on dit « virer sur la carosserie».

Le décès à 12 jours de  Marie-Thérèse, ma petite sœur m’apporte tristesse et la vague notion d’un ciel où elle sera heureuse. Après l’enterrement mon père, lui, prend ses pinceaux pour traduire son désespoir.

En 1944, nous déménageons pour le Bois-Semé. J’ai 10 ans. Mon Père aura plus de contacts qui vont lui faciliter son cheminement vers la FOI. C’est une période où de nombreuses parutions ou vies de saints permettent de se cathéchiser. J’aurai l’occasion d’en profiter par la suite. Le Père CHEVRIER, le CURE D’ARS,  DON BOSCO,  CHARLES DE FOUCAUD, ST FRANCOIS D’ASSISE, PADRE PIO, THERESE NEUMANN, MARTHE ROBIN, LOURDES ,FATIMA…

On entend parler du Prado de Lyon. MONTET  part en quête de  tissus dans les tissages thizerots au profit de cet organisme. Des hommes vont appuyer ses convictions : l’Abbé PLASSE, vicaire à Thizy, Lucien COUDURIER, chirurgien-dentiste à Thizy, Louis SEVELINGES, Pharmacien à BOURG DE THIZY. Les vicaires se succèdent à Thizy, et conservent l’habitude de monter le dimanche après-midi boire le café servi avec plaisir par Marguerite. Ces poses café sont d’ailleurs souvent l’occasion de « confrontations » homériques sur la religion. Mais dans un bon esprit. C’est ce style de discussions qui me permettra plus tard d’avoir avec mon Père mes premières discussions adultes. Parmi ces prêtres, le Père BONNET, le Père THEVENET, Le Père BARRAS, curé de Bourg de Thizy, le père POIZAT.

Il y a une période prêtres ouvriers au cours de laquelle MONTET fréquentera régulièrement.

Charles DUPUIS, petit frère des pauvres, le séminariste Jean POIZAT Ce dernier comme un défi va lui demander de lui faire un calice en fer forgé. MONTET répond présent. Du fer, du feu, une enclume et un marteau. Sa foi va faire le reste. Naît alors un homme  agenouillé, les bras tendus en signe d’offrande (propriété de la paroisse de Thizy depuis le  décès du Père POIZAT). Une œuvre magnifique. Il va également fabriquer de beaux crucifix en fer forgé, ainsi qu’un beau chemin de croix en place dans l’église de BOURG DE  THIZY.

L’art de Maurice MONTET va l’amener en 1948 à entreprendre la restauration de cette belle chapelle en roman primitif (1080) qu’est St GEORGES. Cette opération lui prendra ses week-ends pendant 10ans. Pendant cette période ses amis Albert GOUTTENOIRE et Pierre DURAND seront là pour soutenir son effort par leur visite hebdomadaire fidèle.

Maurice MONTET pratique un culte marial profond et assidu. Je me souviens qu’enfant je me précipitais à mon lever pour l’embrasser mais il m’arrêtait d’un geste. Il était en train de dire son chapelet. Je devais passer en second. Lorsque cessaient ses allées et venues entre la cuisine et la salle à manger je savais que je pouvais me représenter pour la bise.

Sensible au merveilleux il s’intéressera à toutes les manifestations d’apparitions. Particulièrement celles de MEDUGORGE dont il aime projeter la cassette vidéo avec ses Amis

MONTET en 1950 se libère. Il a fait définitivement son choix de n’appartenir qu’à l’art de peindre. Surgissent alors les chemins de croix, les processions de fête-Dieu, les visages de Christ supplicié, sa belle crucifixion, ses projets de vitrail, son Christ en majesté de St Pierre la Noaille (42) en dalles de verre éclatées, ses « intérieurs de chapelle St Georges » son baiser de judas, ses processions à Lourdes ou à Paray-le-Monial, etc.

Car en dépit de son aversion primitive pour le côté mercantile de Lourdes Maurice MONTET va effectuer pendant plus de 15 ans, en tant que brancardier, le pèlerinage diocésain.

MONTET possède un grand charisme. Celui -ci lui a permis de réunir en 1947dans un groupe artistique l’ARC-EN-CIEL des gens d’horizons de sensibilité politique ou religieuse différents. Un rassemblement très constructif.

MONTET est à l’aise avec les exclus, les reçoit au syndicat d’Initiative les peint avec bonheur.

Tout  au long de ma recherche pour l’inventaire j’ai rencontré des gens qui m’ont parlé de mon Père avec respect, sensibles au témoignage de foi fréquemment délivré, témoin d’une vie intérieure riche.

OUI, MONTET  était  un Père qui nous a toujours donné l’exemple d’une grande confiance en la Providence et d’une belle piété. Sa foi était contagieuse. Il est mort en paix pour cette raison. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 décembre 2006 1 04 /12 /décembre /2006 16:05

Témoignage de Jacqueline BAJAS qui fut modèle de Maurice MONTET.

Amplepuis le 30/11/2006.

 

En 1974, à l’âge de 29 ans j’ai commencé à poser pour Maurice MONTET. Il m’avait demandé 2 ans plus tôt mais j’avais refusé.

Montant au  Bois Semé avec 3 copines pour acheter un tableau à offrir à un copain qui se mariait. Maurice posa par terre à la salle à manger plusieurs gouaches pour choisir. Le choix effectué, il en prit une représentant un violoncelliste, me la mit sous le bras et m’invita à venir poser le lundi suivant.

Surprise, confuse mais aussi fière devant les copines d’avoir été choisie, j’acceptais. Poser pour un peintre n’est pas évident pour une femme. Pourtant, peu à peu , une certaine complicité s’est installée entre nous. Je me demande aujourd’hui  s’il n’a pas remplacé ce papa que je venais de perdre brutalement. Il était si gentil. Il était de caractère assez dur mais avait un grand cœur toujours à l’écoute. C’était un homme discret. Il me disait que j’étais sa petite muse et son dernier modèle. J’ai posé pour lui plus de 10 ans.

Sans m’en rendre compte, insensiblement, je suis rentré dans son monde, celui de la peinture. Poser était devenu une joie, j’aimais ses peintures. Il nous a quittés mais seulement en apparence car ses peintures sont là, dans ma maison pour me parler de lui. En haut des escaliers montant à ma chambre il y a une reproduction de son autoportrait.

Maurice MONTET est un grand peintre et un grand homme. Je l’ai beaucoup admiré et aimé.


 

 

 

 

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20 novembre 2006 1 20 /11 /novembre /2006 14:43

Témoignages de René MONTET, fils de Maurice MONTET

 

"Souvenirs" - Novembre 2006

 

 

 

 

Le 2/1/1996 nous rentrions de Thizy sur Lyon, après nos vœux aux Parents. Henri-Pierre sentant son grand-Père décliner, m’invita à entamer sans tarder des recherches pour dresser un Inventaire Artistique de son Œuvre. Je mesure aujourd’hui ma chance d’avoir suivi son conseil. L’inventaire est là  (4300 photos) et passera à la postérité.

J’ignorais tout de mon Père. Je l’avais vu peindre, sa pipe et ses pinceaux en action, j’avais vécu dans l’odeur de la térébenthine, de l’huile de lin et de la peinture mais en définitive étranger à ce qui se passait. Et brutalement m’étaient révélés l’importance de son Œuvre, sa créativité, la trace qu’il avait laissée dans le cœur de ses admirateurs et amis.

Maurice MONTET ne fût pas un père traditionnel. Sévère, peu démonstratif, toujours tendu, un être difficile pour tout son entourage. Il était aussi extrêmement courageux  pour défendre sa nombreuse  famille en situation de précarité. Etre hors normes il avait son franc-parler dans la localité quand certaines décisions étaient prises. En fait, dans une période où les gens étaient « cadrés » personne ne savait trop comment situer MONTET. Etait-il anarchiste, calotin ?

Mes frères et sœurs redoutaient les colères paternelles. Le père MONTET avait la main leste. Et nous n’étions pas toujours sages, occasionnant souvent des dégâts sur les peintures encore fraîches. Mon Père ne parvenait pas toujours non plus à la maîtrise de ce qu’il voulait peindre. On avait faim à la maison MONTET et les parents se privaient. L’achat des tubes de peinture grevait le budget alimentation et déclanchait des empoignades homériques des parents.

Il m’est arrivé de regarder quelques fois peindre mon Père mais je retiens surtout ces moments passés dans son atelier de mécanique quand il créait des objets en ferronnerie .Sa forge, ses fers incandescents d’où giclaient des gerbes d’étincelles sous les lourds coups de marteau. Magie du fer prenant les formes données par son créateur : un lustre, un crucifix, un calice  ………

J’appris aux environs de ma vingtième année qu’il avait été content de ma naissance. C’est à cette période que nous eûmes les premières vraies discussions. Elles portaient sur la religion. Il m’accusait de progressisme mais nous finissions par nous mettre d’accord.

Voila onze ans que je poursuis mon inventaire. Je suis heureux de l’avoir entamé 18 mois avant qu’il nous quitte et j’ai pu vivre ainsi avec mon Père une affectueuse complicité. Elle m’aura valu, quelques jours avant sa mort, de recevoir cette confidence en guise de testament : »je crois avoir fait de la bonne peinture »

C’est l’avis de tous ceux que j’ai rencontrés et qui m’ont dit leur estime et leur admiration pour l’Homme et l’Artiste qu’était Maurice MONTET. Il avait ses têtes, ses moments où il se montrait plus disponible, mais on lui pardonnait : C’était  MONTET.

Stéphane, son petit-fils,  s’emploie lui aussi, avec fierté, à découvrir la  trace et le patrimoine artistiques laissés par ce grand-Père hors du commun.  

 

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20 novembre 2006 1 20 /11 /novembre /2006 14:37

Témoignage de Stéphane MONTET, petit fils de Maurice MONTET


Lyon le 18 novembre 2006


J’ai suffisamment côtoyé mon grand père pour l’aimer. Mais l’ayant fait de manière épisodique, mes liens n’ont pas eu le défaut de verser dans une familiarité qui aurait entravé mon imaginaire. De fait, je n’en ai donc retenu que l’essence et la noblesse. Pour un petit fils, un grand-père est toujours quelqu’un de fascinant parce qu’il «vient» d’une autre époque, pour l’enfant que j’étais, le mien l’était d’autant plus qu’il s’agissait d’un artiste ! 

 

Sa maison du Bois Semé était semblable à celle d’un conte. Elle recélait à mes yeux des endroits extraordinaires. Le salon avait des murs couverts de tableaux racontant chacun une histoire. La mystérieuse tenture rouge sang de l’alcôve adjacente ouvrait sur un monde de voyage : l’Océanie, l’Afrique et bien d’autres destinations ! Il y avait là, pèle mêle, accrochés aux pans de murs, animaux empaillés exotiques, instruments de musiques, statues, masques africains objets et amulettes vaudous. Inquiétant et en même temps terriblement attirant ! La galerie, flanquant la maison était toujours fraîche et silencieuse. On y contemplait les peintures de mon grand-père. Il y avait aussi l’atelier haut perché qui donnait sur une petite cour dominant les vertes collines. On y accédait en prenant un escalier de pierre bordé de verdure luxuriante. C’était la retraite de mon grand-père qui s’y retirait à l’aube pour peindre. Une lumière douce pénétrait la verrière. L’atelier était encombré de tableaux, le dernier trônant sur le haut chevalet près de la palette pleine de pâtes multicolores encore fraîches. La table était couverte de pots où trempaient des pinceaux. Chaque pièce avait son odeur. Le salon était bleu de la fumée de la pipe de mon grand-père qui était un fumeur invétéré. Sur la table, le paquet de « Caporal doux » tenait invariablement compagnie au cendrier. L’alcôve exhalait des odeurs de lointain. La galerie de peintures sentait l’odeur fade de la peinture et l’atelier l’odeur entêtante de l’essence de térébenthine. Lors de la plupart de nos visites dominicales la maison était souvent pleine d’inconnus : beaucoup d’amis et de connaissances qui venaient visiter l’artiste et à qui l’on «payait» le « canon » ou le café.

 

Je me souviens la maison de granit rose. Je me revois, passer en galopant  sous la glycine du portail, longer le sarcophage en ruine de la cour et grimper la volée d’escaliers. Alors, essoufflé, on toquait au carreau en tournant la poignée ronde de la porte d’entrée qui ouvrait sur le carrelage en damier noir et blanc de la cuisine et Marguerite nous accueillait de son doux sourire.

J’étais très impressionné par ce grand-père hors du commun qui forçait l’admiration, à plus forte raison parce qu’il n’était pas commode et peu loquace. Mais quand « il l’ouvrait », il parlait fort et s’emportait vite en jurant. Il tançait quelquefois vertement ma grand-mère et j’en avais mal pour elle. Maurice et Marguerite, c’était le mariage du chaud et du froid, de l’eau et du feu, de la douceur et de l’excès. Et pourtant, sous ses allures de grand brutal, se cachait un écorché vif. Sa Marguerite, il l’aimait. Après sa disparition, je l’ai souvent vu fondre en larmes comme un enfant lorsqu’il se rappelait son souvenir.

 

Dans le salon, la télévision avait une place importante. Mon grand-père rappelait souvent qu’il avait un besoin vital de se nourrir d’images. Il en profitait quelquefois pour crayonner, le carnet de croquis en mains. Ces moments passés étaient, je me souviens, assez comiques. Il ne fallait pas faire de bruit, au risque de se faire rabrouer durement. Nous qui étions petits et ne connaissions pas la télévision à la maison, nous regardions la bouche ouverte avec des yeux ronds… presque invariablement des concerts de musique classiques, des cantatrices, souvent aussi du cirque ou encore des sujets religieux. Lorsque le programme débutait, mon grand-père allumait sa pipe. De denses volutes bleues s’en échappaient. Puis, dans le silence et le repos dominical… il s’endormait dans son grand fauteuil. Nous en profitions pour engloutir quelques papillotes que Marguerite, jamais en reste pour nous gâter, nous poussait affectueusement sous le nez en clignant de l’oeil.

 

Aujourd’hui, si nous nous investissons autant dans la sauvegarde de l’œuvre de mon grand-père, c’est aussi au nom du testament moral qu’il nous a légué : un sens du choix pour la cause de l’Art, un sens de la rébellion, mais aussi une grande piété. Aujourd’hui, dans un quotidien fait d’ambition, de violence et de matérialisme creux, je m’enorgueilli d’avoir grandi aux côtés d’un grand-père qui vivait dans la simplicité, méprisait les honneurs de la capitale et qui voua sa vie toute entière à l’Art.

 

Un grand-père est par essence un être incomparable, le mien était en plus exceptionnel.

 

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5 septembre 2006 2 05 /09 /septembre /2006 22:15

Maurice MONTET au cours d’une de ses nombreuses expositions

C’est en 1930 que la première œuvre de Maurice MONTET apparut en public chez M. DEMATHIEU, encadreur à Thizy. Il s’agissait d’une petite huile de 31 cm sur 35, acquise par le docteur de Lagenest, qui comptera parmi ses admirateurs.

Maurice MONTET a exposé sans discontinuité jusqu’en juin 1997, année à laquelle il s’éteindra. On recense ainsi plus de 400 expositions et beaucoup ne figurent pas dans cet inventaire, faute d’informations. Il recueillera de nombreux premiers prix et médailles.

Sur le plan local, l’association « Arc en ciel » qu’il fonde en 1947, exposera à Thizy, de 1948 à 1992. On notera les galeries Thomann et Fournier à Villefranche sur Saône, Perbet à Roanne. Maurice sera également très présent à Lyon, avec le salon Regain, où il exposera régulièrement, d’autres galeries, rue de la Madeleine et rue St Georges.

En plus du Salon des Indépendants à Paris et du Salon Regain à Lyon, Maurice Montet envoyait à la demande de ses œuvres à des galeries ou à des organisateurs d’expositions dans la France entière, Corse incluse.

Il expose ainsi avec succès dans la capitale dans de brillantes galeries comme Pelletan-Helleu, boulevard St Germain, au Musée Pédagogique de la rue d’Ulm, le Salon Populiste du boulevard Montparnasse, la galerie de Groot, la galerie Pierre Para, place de la Madeleine, la galerie Weill, la galerie Bernheim, etc.

Ces participations l’amènent à exposer avec « Les Grands ». C’est le cas en mai 1944, où il expose au Salon des Beaux arts à St Etienne avec Maurice Utrillo, Suzanne Valadon, Oudot, Lurçat, Brayer, Utter. C’est à cette occasion que le ministre des Beaux Arts de l’époque lui adressa une lettre dans laquelle il déclarait avoir rencontré un « fauve inconnu ». En octobre 1954, au 3ème Salon de Romans, il figure aux côtés de Fusaro, Couty, Cottavoz, Brayer, Carzou, B. Buffet. En 1956, il expose à la galerie Bernheim à Paris 8ème. Toujours en 1956, au siège de la société des amis des Arts, il côtoie les maîtres Lhote, Carzou, Chapelain-Midy, Brayer, Picard-Ledoux et Fontana-Rosa. En janvier 1957, au Musée d’Art Moderne de Paris, il voisine avec Carzou, Brayer, Chaplin Midy, Fontanarosa.

Il a également participé à des manifestations internationales comme Bruxelles, Minsk en 1971 et 1981 (Biélorusie), Fürth (Allemagne), New-York, Montréal en 1971, etc.

Il sera acquis à partir de 1951 par de grandes villes françaises dont Paris, Lyon et par l’Etat. 

 

 

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Published by S. MONTET - dans Ses expositions
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4 septembre 2006 1 04 /09 /septembre /2006 12:30

Gisèle D’ASSAILLY, critique d’Art, Paris, mai 1953. "MONTET sort de la terre comme un robuste figuier dont il a la verdeur et la solidité. Sa vie ? Dure, âpre, serrant de près dame pauvreté et sa fille la misère. Très jeune il a bourlingué sur les flots comme mousse. Peut être est-ce là qu’il a puisé son goût pour la nature, entre ciel et mer, et pour les êtres au hasard des escales… Et puis il est devenu mécanicien puis ferronnier d’art. Il torsade le fer, le découpe, le frappe au marteau et, peu à peu, il sent naître dans ses doigts le besoin de sculpture. Pendant ses heures de repos, il travaille le bois. Mais bientôt, cela ne lui suffit plus. Epris de couleurs, il lui faut une palette. Maintenant, il a trouvé son vrai moyen d’expression. Ses portraits angoissés, aux yeux d’épouvante ou de détresse vous serrent le cœur. MONTET ne peint pas seulement avec ses pinceaux mais avec ses tripes. Ses paysages sont tranquilles comme son âme, ses roulottes sont empreintes de toute la poésie des gens du voyage sur une route sans fin, ses images de peuple en liesse ou transi, nous pénètrent avec toute la force de l’humanité prise sur le vif. MONTET que ceux de chez lui appellent déjà « le Maître de Thizy » est un artiste vrai, pur et qui demain ne sera plus un inconnu".

Michel AULAS, écrivain - 31 octobre 1969. "Maurice MONTET a connu deux voyages : les Tropiques et la peinture. Il peut dire comme Max Orlan : « tout ce que je sais, je l’ai payé plus que son prix… » Il a appris à peindre seul. Et il est resté naturellement, l’enfant jeté à 12 ans à l’usine, le marin, le forgeron.

Aussi, sa peinture est-elle toujours rude, fraternelle et sincère. D’abord dans les sujets qu’il choisit et qui le conduisent à raconter les anecdotes des Monts du Lyonnais d’où il est souvent parti, et où il est toujours revenu, comme attaché au clocher de granit rose par un code invisible.

Ses penchants le portent vers tous ceux qui souffrent dans leur corps ou dans leur âme : hommes de peine et filles de joie, toutes les bêtes de somme portant fardeaux ou péchés et surtout ces chevaux du passé qui sont, parfois, au long des rues mouillées, les derniers destriers du destin, aveugles et fatigués.

MONTET s’attarde aussi à décrire les bonheurs désuets que fabriquent les humbles : feux de bengale enfumés des retraites aux flambeaux, jeux tragiques du cirque, extases dérisoires des festivités foraines, foires où l’on vient, sans le savoir, chercher l’oubli. Il peint aussi les départs : cargos ancrés dans les coulisses des croisières, trains du matin destination usine…

Maurice MONTET ne propose pas de mirages : il témoigne. Mais il le fait avec le regard fixe et le cœur ulcéré d’un homme qui a réalisé une extraordinaire aventure humaine, doublée d’une réussite picturale exemplaire.

Approuvé dans sa quête du réel par de grands écrivains comme Armand Lanoux et Bernard Clavel, il a su atteindre un vaste public à Paris et en province où sa notoriété de peinture et de ferronnier lui a valu le titre de « Maître de Thizy ».

Il est bien vrai d’ailleurs que par la précision de son destin et la richesse de la palette, Maurice MONTET restera un des plus authentiques représentants de l’art de notre temps".

Armand LANOUX, 7 juillet 1958. "Cet homme éclairé du dedans ne connaît en peinture que le réel. Il en a trop souffert pour changer. Alors, il témoigne.

Des quatorze juillet, des fêtes foraines, des assemblées répondent à de singuliers cortèges humains, à des enterrements, des processions. Des hommes, des femmes, quelques filles usées, jamais choisies pour leur pittoresque. Des enfants aussi… Et des paysages, mais où l’on trouve toujours la trace de l’homme, et de l’homme qui travaille. Parfois, des chevaux au thorax en cerceau, attelés à une carriole de gitans, reprennent le thème du voyage, le thème de son enfance. Et puis, des gares, des trains… Partir. Mais chez Montet, on part toujours en troisième classe, on attend le train sur le quai brumeux où grelotte la petite sirène malchanceuse de la misère, et les verdines avancent au pas en grinçant.

On a reproché parfois à Montet -c’était inévitable- cet univers de la nécessité. C’est qu’il n’en a pas connu d’autre et qu’il existe toujours. Pourtant, il ne tombe ni dans l’ouvriérisme, ni dans le misérabilisme. Il peint ce qu’il voit et comme il le voit. Il faut du cœur pour sentir cette peinture non intellectuelle, qui a son patron chez Daumier. C’est une peinture fraternelle […]

Il a appris à peindre seul. Et il est naturellement resté l’enfant jeté à douze ans à l’usine, le marin, le forgeron, dans sa peinture bosselée comme un vieil étain, rude et rauque, avec ses cassures, sa matière rebelle, où s’imprime la main. C’est une peinture fidèle. Il est plus qu’émouvant de voir un ouvrier coupé des sources habituelles de la connaissance artistique refaire le chemin des fauves, dans un milieu d’abord hostile à toutes formes de l’art : exemplaire.

Il n’y a pas de peintre du peuple qui soit mieux du peuple que lui. J’ai pris naguère la responsabilité de l’appeler le maître de Thizy, comme un Primitif. Cette responsabilité, je la revendique, même si le mot a été parfois mal compris. Oui, comme un Primitif, comme mon lointain voisin de l’Ile de France où je vis, Jehan de Chelles -, et non pas comme un « maître » des époques orgueilleuses,- Maurice Montet est devenu un maître. Un maître comme ceux du compagnonnage, dont il a la noblesse, la modestie et la fierté. Et il faut beaucoup plus de peintres comme Montet que nous en avons, à une époque ravagée par l’intelligence – celle des intellectuels qui ne pensent qu’avec leur tête- pour que soit préservée l’infrastructure nécessaire à l’art essentiel de notre peuple, l’art des mains rudes et inspirées".

Roger CHEVALIER. "Sa solitude le mettait en immédiate communication avec les autres solitaires. Un jour, il me dit : « assieds-toi là. Je vais faire ton portrait ». J’avais vingt ans . Aujourd’hui encore, lorsque je regarde ce sombre adolescent, remonte jusqu’à mes lèvres, physiquement, l’angoisse qui m’habitait alors. Comment MONTET a-t-il pu me dénuder ? et comment son pinceau a-t-il su révéler sur une quelconque surface plane un trouble aussi difficile à appréhender que l’univers quadridimensionnel "? […]

J’ai visité pas mal d’expositions où MONTET se trouvait parmi d’autres. Souvent, j’y ai vu des élèves doués et appliqués, qui connaissaient leur technique du bout du doigt, l’équilibre des lignes et des couleurs, et qui faisaient de la « jolie » peinture ; Mais je m’arrêtais toujours longuement devant les œuvres de MONTET. Non parce que je le connaissais. Mais parce que c’étaient elles qui m’appelaient. Les uns -les premiers de la classe- avaient bien appris leur leçon, bien assimilés, bien répété ; lui -le cancre-, il ne répétait rien, il exprimait ce que son lent regard, caressant êtres et choses, avait enseigné à son cœur, et que son cœur transmettait à ses doigts. « L’Art, disait Zola, c’est le monde vu à travers un tempérament ». Cette définition m’a toujours paru s’appliquer parfaitement à l’œuvre de notre ami Maurice.

Sera-t-il « grand » un jour ? Parlera-t-on de lui comme on cite VAN GOGH, GAUGUIN ou LAUTREC, ces autres cancres ? Je ne sais, et peu me chaut. Ce dont je suis persuadé, c’est qu’il appartient à leur famille, qu’il est fait de même chair, de même sang. Oui, il est bien de cette race de demi-fou dont l’unique et aberrante ambition fut d’étaler des couleurs sur du chiffon ou du papier, mût par une obscure exigence dont nul ne sait la source, à moins qu’on veuille admettre qu’elle n’est qu’une tentative sublime et désespérée de communion avec l’univers et les hommes. Bref, Maurice MONTET mérite pleinement ce qualificatif, tant galvaudé qu’on hésite encore à l’employer : un Artiste. Et je n’hésite pas une seconde à utiliser la majuscule "!

 

 

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4 septembre 2006 1 04 /09 /septembre /2006 12:24

 

Maurice MONTET en train de « croquer » sur un de ses innombrables carnets. 

aARTS - Un artiste qui possède une écriture très lisible, très expressive, au sens sûr de la couleur et de la lumière.

 

 

 

 

 

aJ.P. CRESPELLE - France SOIR - MONTET, un autodidacte qui peint avec une singulière vigueur.

 

 

aJacqueline ZAY – AUX ECOUTES - La joie, l’enthousiasme ou l’anxiété, toute la vie d’un peuple, du Peuple, avec l’état d’âme du paysage. La peinture populiste, la vraie, celle qui n’est pas faite sur commande, spontanée, sincère, pleine de promesses.

 

 

aArmand LANOUX – Président de l’ACADEMIE GONCOURT - Comme un primitif, on l’appelle déjà « le maitre de Thizy ». C’est un surnom qui doit plaire à son cœur. En fait, nous avons à faire à un maître, encore inconnu du plus grand nombre, mais plus pour longtemps.

 

 

aJacques FONTAINE - Sa façon de peindre d’un geste ample et sûr dans une couleur âpre et chaude à la fois, reflète l’amertume et la réalité. Ses qualités de peintre affirment son talent reconnu et original.

 

 

aJacques ROBEYROL - MONTET expose aujourd’hui quatre petites toiles dont la matière et la composition font penser à un TOULOUSE-LAUTREC sorti du beuglant ou à un MONTICELLI sans la trituration de la pâte. Il y a dans la vision de cet indépendant une audacieuse fraîcheur.

 

 

aPaul LECOMTE – PARIS-NORMANDIE - Nous croyons MONTET quand il affirme n’avoir suivi aucun cours. Mais il en a reçu un, celui des maîtres qu’il a copiés et dont il s’est inspiré par la suite avant de les rejeter pour être lui-même. Maurice MONTET dans toute l’acception du terme est d’ores et déjà un Maître, un Maître devant lequel on peut s’incliner.

 

 

 

 

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4 septembre 2006 1 04 /09 /septembre /2006 12:02

Maurice Montet connu un important rayonnement dans le monde artistique en général. Lui, le peintre de province, qui plus est perché dans sa modeste commune de Thizy, eut des relations importantes et des amitiés solides. Le très grand nombre d’expositions dans la France entière mais aussi à l’étranger contribuèrent particulièrement à ce rayonnement et à sa renommée.

LES PEINTRES AMIS

Si Maurice Montet exposa avec de grands comme Utrillo, Valadon, Brayer, Fontanarosa, Foujita, Picard-Ledoux, ou encore Lothe, une grande amitié naquit avec Jean PUY, le peintre fauviste, dès 1940 et jusqu’à son décès en 1960. Il en fut de même avec le peintre parisien René MARGOTTON né à Roanne en 1915.

LES PEINTRES QU'IL ADMIRE

Maurice Montet voue une immense admiration à Toulouse-Lautrec. C'est en quelque sorte son peintre de référence. Il admire aussi maurice Utrillo, Honoré DAMIN, GAUGUIN, Jean PUY, INGRES, Lucien FONTANAROSA, et l'illustrateur Gustave DORE.

 

 

LES PERSONNALITES DU MONDE ARTISTIQUE

Mme BEGUE. Epouse d’un grand ophtalmologiste parisien et très introduite dans le monde de la peinture fut pour Maurice MONTET une conseillère de haut niveau et l’opportunité d’accéder dans la capitale aux personnalités représentatives du monde de la peinture.

 M. André SCHOELER. Du Ministère des Beaux Arts, fut à l’origine des acquisitions effectuées par la Ville de Paris et de l’Etat dans le début des années 50.

Pierre ETAIX. Fut associé à Jacques TATI dans plusieurs films. Il est l’auteur-réalisateur du film « le soupirant ».

 

 

LES PERSONNALITES DU MONDE LITTERAIRE

 

Armand LANOUX (1913-1983). Lauréat de nombreux prix dont celui de la Société des gens de Lettres en 1952, le prix Interallié en 1956 et le prix Goncours obtenu en 1963. Il présida l’Académie Goncours durant une longue période. Il fut « le découvreur » de Montet et contribua particulièrement à sa notoriété.

Michel AULAS (1924-1999). Initialement professeur au collège de L’Arbresle, il fut correspondant de presse puis responsable du journal « Le Progrès » à Villefranche sur Saône. Auteur de la biographie de Maurice Montet (« L’inconnu de Thizy ») en 1959 (rééditée en décembre 1997). Auteur de nombreux articles de presse sur Maurice Montet.

Bernard CLAVEL (né en 1923 à Lons le saulnier). Romancier qui obtint de nombreux prix dont le prix Goncours en 1968 (Les fruits de l’hiver). Il entre à l’Académie Goncours en 1971. Il est l’auteur de nombreux romans à succès : La grande patience, l’ouvrier de la nuit, le voyage du père, les colonnes du ciel, malataverne, etc.

Mme BURNICHON. Auteur de « Montet » en 1980.

Mme Odile DUPOYET-METTLING. Auteur de « Rencontres avec Maurice Montet ».

 

 

M. René CORNAND. Auteur de « Montet » en octobre 1995, journaliste et ami de Maurice Montet.

 

LES MECENES

 

Napoléon BULLUKIAN. Ami et collectionneur de Maurice Montet. Mécène reconnu sur Lyon, il finança la recherche sur le cancer ainsi qu’un cœur artificiel. Né à Malatia en Arménie, rescapé du génocide de 1915, s'installe à Lyon entre les deux guerres. Bâtisseur, industriel et mécène, ce français d'origine arménienne se distingue à Lyon par sa remarquable ascension sociale. Il décède le 12 avril 1984. Sa mémoire et son oeuvre demeurent puisque, conformément à ses voeux et grâce à un important legs à la Fondation de France, une fondation portant son nom a vu le jour en 1986. Il acquiert près de 60 oeuvres de Maurice Montet.

D’autres personnalités, plus effacées ou moins renommées ont supporté Maurice Montet, lui permettant de faire « le grand pas » et de ne vivre que de sa peinture. Parmi eux, figure à Thizy le Docteur LAGENEST qui fut un fervent admirateur de Maurice Montet.

 

 

 

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