Site officiel du peintre Maurice MONTET. Pour découvrir ou redécouvrir l'oeuvre de ce peintre français (1905-1997) originaire du Rhône, s'inscrivant dans la lignée du courant impressionniste.
Le coup de crayon de Maurice Montet
Bienvenus aux inconditionnels de Maurice MONTET, ainsi qu'à ceux qui le découvrent ! Voici une sélection de 69 croquis inédits ! Les techniques utilisées sont le feutre noir ou coloré, le bois gravé, l'encre de Chine, le crayon et la sanguine.
Bonne visite !
Bien cordialement,
Stéphane Montet
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Que Maurice avait du talent au bout de son crayon, beaucoup en conviendront. Si nombreux sont celles et ceux qui connaissent ses tableaux, beaucoup méconnaissent ses croquis et esquisses. Et pourtant ils sont d’importance capitale car ils représentent tout le travail de fonds de l’artiste et révèlent l’habileté de son trait et sa capacité à saisir ce que Henri-Cartier Bresson nommait l’instant décisif. Ce sont des états d’âme, des attitudes ou des scènes qui ont marqué la sensibilité du peintre et qu’il projette et fige sur le papier dehors, le carnet à la main, mais aussi quelquefois à la sauvette, dans l’atmosphère lourde et enfumée d’un café, au restaurant sur le coin d’une nappe de table… ou encore chez lui à la maison du Bois Semé, devant la télévision. En quelques traits, il sait capturer une scène et en faire une étonnante synthèse(1). Beaucoup de croquis et d’esquisses demeureront enfouis dans les carnets sans donner lieu à quoi que ce soit. Certains seront ratés ou sans intérêt particulier. Mais certains, comme une deuxième naissance, seront retravaillés et donneront vie à des tableaux.
Avec les croquis défile la vie du peintre avec ses coups de blues, ses coups de cœur ainsi que l’intimité des siens. Avec eux défile une époque révolue où le lait était livré en voitures à cheval, où l’on passait tant de temps dans les cafés, où l’on portait chapeaux et casquettes, où les gitans parcouraient le monde en roulottes tirées par des chevaux. Tous ces instants de paix, de fêtes, de temps ordinaire, tous ces instants d’intimité ont été figés pour toujours sur le papier. Et Maurice le réalisait bien lorsqu’au soir de sa vie, il exécuta son dernier autoportrait (2) dans la solitude de sa chambre d’hôpital. C’est pourquoi il est merveilleux de pouvoir ré-ouvrir les pages d’un temps oublié et révolu et de s’imaginer les revivre.
Son « baiser de Judas » (3) me fait songer que Maurice Montet n’a jamais trahi la réalité. Il l’a toujours fidèlement retranscrite et sublimée.
-1- Le cheval de cirque, la scène de bistrot.
-2- Voir le croquis
-3- Voir le croquis